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Antisemitisme

Aaron Berkenbaum JE VAIS VOUS DIRE POURQUOI VOUS N’ETES PAS PRO-PALESTINIEN MAIS ANTISEMITE

- Si quelqu’un qui attaque un israélien au couteau, à la voiture bélier ou par tout autre moyen, dans la rue, dans sa maison, dans le bus, dans le train, est, pour vous, un attaquant, ou un résistant, ou un combattant, alors que partout dans le monde c’est un terroriste ou un assassin, alors vous êtes antisémite.

- Si, pour vous, il est normal que 2 millions de musulmans vivent en Israel, pays de 8 millions d’habitants, qu’ils y aient les mêmes droits que tout israélien, qu’ils ne s’y sentent pas en danger, mais que vous trouviez anormal que 500.000 juifs habitent en Cisjordanie, futur état palestinien éventuellement, qu’ils y risquent leur vie parce qu’ils sont juifs, que vous les appelez colons , alors vous êtes antisémite.

-Si vous parlez d’Apartheid Israélien, alors que siègent à la KNESSET, parlement israélien, des députés arabes, que les tous les israéliens ont les mêmes droits, circulent sans peur, vont à l’université, travaillent ensemble, que tous peuvent arriver à un niveau élevé de la hiérarchie, de la société, vous êtes antisémite.

- Si vous dénoncez sans arrêt la politique israélienne, critiquable comme toute politique, sans jamais dénoncer les actions des gouvernements palestiniens, notamment l’absence de transparence sur les millions d’aide aux palestiniens qui disparaissent, l’incitation à la haine dans les livres scolaires, le paiement de pensions aux terroristes ou à leur famille, s’ils tuent des juifs, sous prétexte qu’ils seraient des martyrs, l’interdiction de dénoncer la politique de leurs dirigeants, sous peine de mort, alors vous êtes antisémite.

-Si vous pleurez sur les 1500 « civils » tués à Gaza, sachant qu’il n’y a pas d’armée à Gaza et que tous les morts sont forcément des civils, mais qu’ils peuvent aussi être des combattants, comme l’ont démontré des enquêtes disant que des enfants de 15 ans sont probablement des combattants dans leur « armée » de terroristes, si vous ne dénoncez pas la cause de cette guerre, c’est à dire des centaines de roquettes tirées depuis Gaza sur Israel pendant des mois, avant qu’israel ne riposte, et sans dénoncer le fait que ce sont les palestiniens qui empêchent leur population de fuir les lieux d’où ils envoient leurs missiles pour que les israéliens soient incriminés, alors vous êtes antisémite.

- Si vous jugez que la construction des murs de séparation entre Israel et les territoires disputés, que vous appelez surement occupés, sont une honte, sans voir que ces murs ont été construits pour éviter les incursions de terroristes, sans voir que ces murs ont sauvé des centaines de vies d’israéliens de toutes confessions, et sans voir que des murs existent dans le monde, notamment à Chypre entre deux communautés, entre le Maroc et le territoire espagnol de Mellila, entre le Mexique et les états unis depuis des années, et maintenant aux frontières de certains pays européens, et ce, pour de bien moins bonnes raisons que celle de sauver des vies, alors vous êtes antisémite.

- Si vous pensez que les israéliens ne sont pas à leur place en israel parce que, pour vous, les seuls ayant-droit seraient arabes, c’est que vous êtes antisémite. Les juifs sont les palestiniens autant que les chrétiens et les musulmans qui habitaient là avant 1948. La palestine, qui n’a jamais été un pays indépendant, depuis les romains, a été divisée en deux par les anglais, pour créer un territoire arabe en 1920, créant la Transjordanie, le reste devant revenir aux juifs qui attendaient ça depuis deux millénaires. Puis ce qu’il restait de ce territoire a été à nouveau divisé en 1947, pour créer un nouveau territoire arabe et un territoire juif. Les juifs ont accepté ce qu’on leur laissait, soit ce petit morceau de terre, les arabes ont refusé, ne pouvant accepter qu’un pays soit attribuée aux juifs qui étaient là depuis plus de 2000 ans, alors 5 armées arabes ont attaqué ce petit pays et ont perdu. Si vous soutenez ces arabes et leur façon de penser, c’est que vous êtes antisémite.

-Si vous incriminez Israel pour le niveau de vie des palestiniens, alors que le niveau de vie à Gaza incombe au seul mouvement terroriste Hamas, qui a pris le pouvoir en 2005 et que seul Israel laisse passer des centaines de camions tous les jours et soigne les malades en israel, et que le niveau de vie des arabes de Cisjordanie est bien meilleur que dans beaucoup de pays arabes, grâce au fait que des milliers de Palestiniens travaillent en Israel ou dans des entreprises israeliennes, alors vous êtes Antisémite.

-Si vous dénoncez les soi-disant camps de concentration de Gaza ou de réfugiés de Cisjordanie, alors que les vrais camps de concentration de palestiniens se trouvent au Liban en en Syrie, où il existe des dizaines de véritables camps de réfugiés, crasseux, sans confort, où les palestiniens sont privés de tous droits et de tous titres depuis 70 ans, si vous ne voyez pas qu’on maintient les réfugiés palestiniens dans leur statut de réfugiés depuis 70 ans, si vous ne voyez pas que les seuls réfugiés qui héritent de ce « titre » de père en fils sont les « palestiniens », pour que la propagande anti israel perdure, vous êtes antisémite.

- Si vous ne dénoncez pas les responsables politiques Palestiniens pour l’incitation à la haine, l’incitation à la mort des jeunes palestiniens, si vous trouvez normal qu’on leur apprenne que la mort est meilleure pour eux que la vie, afin que la guerre perdure, parce que leur seul but, inscrit dans la charte de l’OLP et dans celle du HAMAS est une Palestine arabe du Jourdain à la mer et de la Syrie au Sinaï, sans un juif, alors vous êtes antisémite.

- Si seul le sort des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie vous intéresse, alors qu’ils ne semblent, au fond pas vivre si mal que ça, comparé aux centaines de milliers de véritables victimes de la faim, de la terreur, de la dictature, le l’autocratie, de la barbarie, dans le monde, et au regard notamment des millions de Palestiniens dont le monde se fout, parce qu’ils sont maltraités par les Libanais, les Syriens, les Jordaniens, vous n’êtes pas pro palestinien, non, vous êtes juste antisémite.

Et si vous vous dites antisioniste, alors c’est pire, vous êtes contre le fait que les juifs aient un état, et vous n’assumez même pas votre antisémitisme.

A propos du vote antisionisme = antisémitisme je vous propose de lire le texte de Martin Luther King qui explique déjà en 68 qu'il n'y a pas de différence

"... Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu.

L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité. Nous sommes pleinement d'accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.

Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le Sionisme n'est rien moins que le rêve et l'idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Jésus (Notre Seigneur). Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d'errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint régner sur lui.

Le peuple noir, sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l'on n'a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, EXIGE la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays.

Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l'humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du Peuple Juif de vivre sur l'antique Terre d'Israël. Tous les hommes de bonne volont se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son Peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C'est cela le Sionisme, rien de plus, rien de moins.

Et qu'est l'antisionisme ? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu'ils sont Juifs. En un mot, c'est de l'antisémitisme.

L'antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d'exprimer sa malveillance. L'époque a rendu impopulaire, à l'Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l'antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste.

Mon ami, je ne t'accuse pas d'antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d'autres l'ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons toi et moi du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs."

Martin Luther King, traduction Eric Gozlan

Michel Mandel

Curieux que personne ne mentionne les bienfaits apportés par l'antisionisme dans le combat contre l'antisémitisme :

 

- L'antisionisme a permis d'éradiquer totalement l'antisémitisme d'extrême-gauche. Tous les militants d'extrême-gauche qui étaient antisémites se sont convertis à l'antisionisme. Il ne reste plus un seul antisémite à l'extrême-gauche, par contre il y en aurait encore beaucoup à l'extrême-droite

- L'antisionisme a permis d'éradiquer totalement l'antisémitisme musulman. Tous les musulmans qui étaient antisémites se sont convertis à l'antisionisme. Il ne reste plus un seul antisémite chez les musulmans, par contre il y en aurait encore beaucoup chez les catholiques.

Voici ce qu'écrivait Marceline Loridan-Ivens en 2010 :

 

" Mais qu’est-ce que vous a fait Israël ? Quel est ce chœur unanime de condamnations contre Israël ? Quel est cet ensemble vertueux qui désigne Israël comme LE coupable absolu ? Quel est ce tribunal planétaire où pas une voix ne manque pour désigner à la vindicte publique le responsable de tous les maux de la planète ?
Il y aura même eu un imam iranien pour affirmer que l’éruption du volcan islandais était la punition divine des crimes du « régime sioniste ». De Dominique de Villepin à Noam Chomski tous se sont précipités dans les télévisions pour dénoncer « l’incroyable crime » commis par les soldats israéliens ! Trop de bonne conscience tue la conscience. Trop, c’est trop !
Qu’est ce que nous dit cet accablement ? Qu’il y aurait un Etat de trop sur la terre ? Non, bien sûr! Israël possède de nombreux amis qui lui écrivent des lettres d’amour, pleines de conseils en forme d’épitaphe. Il y a même une célèbre journaliste américaine qui conseille aux Israéliens de rentrer « chez eux ». Chez eux ? En Pologne, en Russie, en Algérie ! Pourquoi pas à Auschwitz tant qu’on y est !
Tant de sollicitude touche la vieille dame juive que je suis. Je crois que tous les Israéliens doivent être contents du constant intérêt qu’on leur témoigne et tous les juifs sont heureux de cette empathie sans cesse renouvelée.
J’avais fait, il y a longtemps, le choix de la pensée universelle. Bien que je fusse déportée parce que j’étais juive, j’ai cru que l’humanité, l’idée d’humanité, était plus forte que la charge des origines. Près de soixante ans plus tard dois je faire le constat de mon erreur ? Dois je constater qu’être juif vous désigne jusqu’à la fin des temps comme le coupable des nations ?
De quoi Israël est il coupable ? Même si la politique de son gouvernement est critiquable, est-ce de cela dont il est question ? Est ce vraiment parce que cette opération militaire a été conduite et s’est mal terminée qu’il faille désigner ces soldats israéliens comme d’horribles assassins face à des agneaux turcs ? Pourquoi une telle mauvaise foi planétaire ? Pourquoi cette bonne conscience européenne à vil prix ? Pourquoi est-ce de l’Europe que fusent les critiques les plus virulentes ? De quelle morale cette Europe peut elle se prévaloir ? Quelles bonnes grâces veut-elle s’attirer ?
Et puis il y a la gauche, ma famille politique ! Qu’est ce que c’est que ces alliances, ces rencontres avec ces fanatiques qui crient « Israël partira, Palestine vaincra ! » Quels sont ces supposés trotskystes qui font cortège commun avec ceux qui font la prière en pleine rue ! La gauche a-t-elle perdu la tête ? Croit-elle vraiment que le Hamas va émanciper les classes laborieuses comme on disait jadis ? Croit-elle vraiment que l’islamisme défend la liberté de conscience ? Croit-elle vraiment que dans les banlieues la haine des juifs fait partie des contradictions admissibles au sein du peuple ?
Il y a de la folie dans le moment présent. Il y a une haine qui ne dit rien de bon, qui n’annonce rien de bon et je crains que la tolérance planétaire à l’égard de ce président iranien ne ressemble à l’accueil tolérant qui fut fait à Goebbels à la SDN en 1938. Combien de temps reste-t-il avant d’autres horreurs programmées ? Des larmes compassionnelles les juifs et les Israéliens n’ont que faire. C’est pour cette raison qu’ils ont créé Israël. Est-ce cela qui vous dérange tant ?"
Israël-Gaza : Réveillez-vous camarades!
28 juin 2010
Marceline Loridan-Ivens, cinéaste
Numéro tatoué sur le bras gauche à Auschwitz-Birkenau : 78750

 
René Bellaiche 
SUR L'ANTISÉMITISME (A une amie)
 
L'origine de l'antisémitisme importe peu : tous les antisémites ont en commun la haine du juif, plus profonde que leurs différences. Par ailleurs, l'antisémitisme le plus meurtrier n'est pas forcément l'antisémitisme traditionnel, "religieux" : l'antisémitisme nazi, qui se réclamait de la science et de la modernité, a beaucoup plus tué en quelques années que des siècles d'antisémitisme chrétien.

Sous cet angle, l'antisémitisme "de gauche" n'est pas moins à craindre que l'autre, au contraire. Il ne remonte pas, du reste, au conflit israélo-palestinien : bien avant l'existence d'Israël, Proudhon, cet homme "de gauche", écrivait : ". Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer..." Rien de moins !

René Bellaiche‎ to Questions juives

May 31 at 9:04 AM · 

L'ANTISIONISME

 

L'antisionisme, si les mots ont un sens, est la condamnation de l'idéologie qui préconise et légitime la (re)création et l'existence de l'Etat d'Israël, détruit (il s'agissait alors de la Judée) par les Romains, auxquels ont succédé d'autres peuples : Arabes, Turcs, Européens (croisés). "Qui va à la chasse (ou plutôt, en l'occurrence, qui est chassé) perd sa place" et "L'histoire ne repasse pas les plats" : ces deux maximes pourraient résumer l'antisionisme. Le juif, à ses yeux, est un étranger en Palestine et un occupant illégal, un colon, s'il entend la réoccuper et y rebâtir un Etat. En conséquence de quoi, le sionisme, qui fonde son "retour" (à Sion), est un colonialisme, Israël un fait colonial appelé à subir le même sort que les colonies européennes libérées de leur joug au XXe siècle.

 

L'antisionisme appelle donc, explicitement ou implicitement, au démantèlement, sinon à la destruction, de l'Etat d'Israël, c'est-à-dire, comme on disait il n'y a pas si longtemps, à "jeter les juifs à la mer", autrement dit, si on prend l'expression au pied de la lettre, à les noyer, bref, à les éliminer.

L'antisionisme non seulement rejoint l'antisémitisme, mais va plus loin que lui, la plupart des antisémites ne visant pas l'extermination des juifs, mais "seulement" leur mise à l'index. L'antisionisme est, par ses conséquences ultimes (possibles, sinon probables, en cas de guerre, si Israël était vaincu), un antisémitisme radical, meurtrier, du même genre que celui d'un Proudhon, d'un Drumont ou d'un certain Adolf, pour ne pas le nommer. Ce n'est pas une opinion politique qui a le droit, en démocratie, de s'exprimer : c'est un appel au meurtre à peine voilé.

La critique positive, objective de l'Etat d'Israël est non seulement légitime, mais elle est nécessaire : c'est un rappel à l'ordre, une mise en garde contre les errances toujours possibles, un moyen de garder le cap ou de le retrouver quand on l'a perdu. La critique constructive est un service, une assistance dont tout Etat a besoin et qui devrait être… subventionné.

Mais l'antisionisme ne relève pas de la critique, du jugement, de la "raison" : c'est une passion, une passion négative et dangereuse, c'est une haine qui ne devrait plus avoir droit de cité

‎Alain Niddam‎ to Zay a Mensch !

3 hrs · 

Souvenir

15 mai 2016, 11:24 ·

 

- Papa , combien existe-t-il de Chrétiens sur terre?

- Plus de 2 Milliards...

- Combien de musulmans?...

- Plus d'un milliard et demi

- Combien de juifs?

- 13 millions et demi environ, en 1939, il en existait plus de 17 millions...

- C'est dingue... Les religions...

- C'est la chienlit!...

 

Suite à ces questions, je vais sur wiki comme tous les cons et je lis:

 

"...La plus ancienne source documentaire extra-biblique sur les Israélites est la stèle de Mérenptah, qui remonterait aux années 1210 av. J.-C. et a été trouvée en 1896 dans le sud de l'actuel Israël. Dans cette stèle, le pharaon Mérenptah proclame : « Israël est détruit, sa semence même n’est plus ». Le déterminatif des hiéroglyphes signifiant Israël (un homme, une femme et les trois traits marquant le pluriel), précise que le mot désigne une population. On ignore la localisation exacte de cette population, son périmètre ethnique ou religieux, son statut politique, mais la stèle confirme l'existence assez ancienne d'un groupe humain de ce nom dans le paysage cananéen de l'époque..."

 

...Trois choses s'avèrent dans cette assertion purement archéologique:

 

1- La présence juive sur le sol de l'actuel Israël remonte à plus de trois millénaires;

2 - La volonté de l'en faire disparaître remonte d'autant.

3 - L'échec de ce désir funeste se renouvellera.

 

Le désir de chasser les juifs d’Israël, je dis cela car à un moment ou l'autre faut quand même cesser de se mentir, Gaza, Ci-Jordanie etc... tout ça c'est du bla bla, de la roupie de sansonnet (et par là, je ne dénie à personne le droit de vivre), l'objectif final des BDS, Hamas et autres extrémismes religieux, politiques de gauche ou de droite (bientôt, il n'y aura plus que ça), c'est de chasser les juifs d’Israël, et le désir de chasser les juifs d’Israël, disais-je, fait tout juste écho au désir de les effacer de la surface terrestre. Je suis depuis toujours persuadé que la haine du juif résulte d'une pulsion auto-destructrice.C'est un peu la haine de soi-même. 

Un jour peut-être, mon peuple disparaîtra. Ce jour-là sonnera le glas de l'humanité. 

De Nathalie Bianco Ils sont marrants ces gamins non? Les photos d'enfants, c'est toujours plein de charme, quelle que soit l'époque. Celle-ci date de 1944.
Bien sur on remarque tout de suite le grand, celui qui est debout à gauche. Le clown de la bande. On l'imagine rigolard et bravache, on se dit qu'il n'a pas dû pouvoir s'empêcher de faire le con durant la photo, que quelques instants sérieux et tranquilles, c'était déjà trop pour lui.
J'aime bien le petit teigneux boudeur accroupi juste à côté. Lui j'ai l'impression de le connaitre. C'est exactement mon fils, quelques décennies plus tôt. Il a dû souffler, ronchonner, il ne voulait pas être sur la photo, il devait trouver tout ça stupide. On l'a surement prié, supplié ou menacé pour qu'il consente à prendre place dans le groupe mais même installé, il a gardé son air buté et goguenard, il reste en appui sur ses mains, prêt à s'enfuir. Mon fils, vous-dis-je. Qu'est ce qu'il devait être chiant!
Les 7 jeunes adultes du fonds, ceux qui sont étroitement collés les uns aux autres, ce sont les "éducateurs". Ils sont sérieux, protecteurs. Celui de droite, avec sa coupe courte, je pense que les enfants devaient lui avoir trouvé un surnom, et je paierais cher pour savoir lequel. Il devait être le casse-pieds, le rabat-joie, celui qui rappelle les règles, celui qui fronce les sourcils et dont on se moque, sitôt qu'il a tourné les talons. La jeune femme en blanc, au milieu, celle qui a l'air douce et gentille, j'imagine que c'est vers elle que les gamins se tournaient quand quelque chose n'allait pas. Elle a dû en essuyer, des joues mouillées, des nez morveux. Elle a dû en consoler, des petits blessés aux genoux écorchés, des premiers émois amoureux déçus, des désespérés de ne pas voir leur parents, des nostalgiques de la maison...
Le petit brun à grosse frange au 2ème rang et dont on ne voit que les yeux ne s’est pas mis là par hasard: il se cache, il n’a pas envie qu’on le remarque. C'est un gamin timide et anxieux. Il n'aime pas ce camp, il est mal à l'aise avec les autres enfants, sa mère lui manque. Il a toujours été de nature inquiète mais depuis qu'il est là, c'est pire. Il pisse au lit. Ni les moqueries ni les menaces n'y font rien. Tous les matins il se réveille dans sa désolante flaque. Alors, de toutes ses forces, le soir il lutte pour ne pas s'endormir. Il reste le plus longtemps possible les yeux ouverts. Il pense à sa mère, à l'école, à son chien, à quand il rentrera... c'est pour ça qu'il a les yeux cernés, à force de livrer chaque nuit ce combat inégal face au sommeil.
J'adore le gamin du milieu, le maigrichon qui est torse nu et dont on ne voit pas le visage. Il n'a pas pris la peine de mettre une chemise, lui son truc c'est la baignade, les plongeons, la natation; il apprend le crawl, il fait des progrès, il se dit qu'à la fin de l'été il battra tout le monde à la course. Il faut juste qu'il arrive à souffler par la bouche sans avaler de l'eau. Alors, il est resté en slip de bain et il a hâte de retourner dans l'eau. Impatient, dissipé, il n'a pas pu tenir en place pendant la séance et la photo l'a immortalisé ainsi, le visage tourné. On ne saura jamais s'il riait, s'il se faisait engueuler ou s'il tirait la langue aux éducateurs.
J'aime bien aussi la petite tout à droite. Elle a mis sa jolie robe à carreaux, elle a lissé ses cheveux, elle regarde sagement l'objectif. C'est surement une bonne élève. Je l'imagine concentrée, appliquée tirant un peu la langue quand elle écrit son prénom sur son cahier à carreaux. Son sourire est timide, son regard est grave. J'aimerai savoir à quoi elle pense. Peut-être entrevoit-elle en une fraction de seconde la collision entre le présent, léger et joyeux de l'enfance (après tout, c'est un camp de vacances) et le futur qui arrive, terrible et épouvantable (après tout, ces gamins sont juifs)

Les 44 enfants et les 7 éducateurs seront envoyés à la prison de Montluc de Lyon, et ensuite à Drancy et à Auschwitz, où ils seront, pour la plupart gazés, certains serviront de cobayes à des expériences médicales. Le plus jeune, avait 4 ans.

(À l’occasion de Yom HaShoa je re-publie ce texte écrit en 2017)

Bernard Zanzouriure retentira pour rassembler les cœurs et les esprits. 

À Yad Vashem, dans les petites télés réservées aux témoignages des survivants, il y a un rescapé dont je ne retiens jamais le nom et qui raconte une histoire simple mais qui vous prend pourtant aux tripes. 

Il est très jeune quand il arrive à Auschwitz. Et, là bas, il y a une règle très claire. Il faut se présenter le matin, à l'appel, avec le couvre chef de détenu qu'on vous a donné à votre arrivé au camp. 

Si vous venez sans... on vous abat comme un chien, devant tout le monde, pour l'exemple. 

Et, un jour, notre jeune homme s'aperçoit en pleine journée qu'il n'a plus sa casquette. Tremblant de peur, il ne veut pas mourir, il rentre affolé dans un des baraquements et s'empare d'un bonnet oublié sur un lit. 

Le lendemain, c'est l'appel. Il est couvert, il survivra un jour de plus. Mais, soudain, voilà qu'on tire un homme des rangs. Le bougre supplie, ce n'est pas de sa faute s'il a la tête nue, on lui a volé son couvre chef, il est innocent ! Dans les rangs des prisonniers, pas un bruit. Personne n'ose même respirer. Un officier s'approche, arme son pistolet et abat le malheureux à bout portant. 

Et notre jeune garçon, notre vieillard aujourd'hui, ne peut plus dormir depuis sans revoir la tête de cet homme suppliant, qu'involontairement, à cause de son larcin, il a condamné à mort. 

La vraie perversité de la Shoah, c'est de nous avoir fait croire que nous avions peut être une quelconque part de responsabilité dans cette horreur. Et si nous avions fui? Et si nous nous étions cachés ? Et si j'avais accepté de mourir sans voler de casquette?

Jeudi, la tsfira extérieMais la sonnerie intérieure, elle, doit répéter: on m'a massacré juste parce que j'étais juif. Pour rien d'autre. Pour absolument rien d'autre.

Michel Gheude

 

être hostile à l'existence d'un Etat juif, ce n'est pas forcément inspiré par l'antisémitisme. Mais cela l'est souvent. J'aimerais bien savoir pourquoi les "bons" antisionistes qui vous jurent la main sur coeur qu'ils ne sont pas antisémites, ne font rien pour se dissocier clairement des "mauvais" antisionistes antisémites.

 

Se dissocier, c'est par exemple ne pas utiliser la même étiquette et les mêmes mots d'ordre, ne pas manifester ensemble, ne pas signer de pétitions communes. C'est par exemple condamner clairement les déclarations antisémites de l'Iran et du Hamas. Et c'est aussi, c'est surtout, proposer des solutions qui garantissent aux juifs une autre forme de protection qu'un Etat juif. Car s'ils sont contre un Etat juif, contre un Etat du peuple juif qui soit un refuge pour tout juif persécuté dans le monde, que proposent-ils aux juifs dont ils se disent les amis ?

NAQDIMON fait son malin

Tiens, moi qui vous cause toutes les semaines, je n’aime pas trop parler de moi ou qu’on parle de moi. J’encaisse mal les compliments, alors je réponds par une connerie et comme je supporte peu les reproches, ben là, je raconte une autre connerie. C’est comme ça. Seulement, depuis trois semaines, l’antisémitisme occupe le devant de scène et comme je suis juif, je me sens un tantinet concerné, alors j’en parle. « Encore ? » me direz-vous. Ben oui, encore. Promis, juré, craché, la semaine prochaine, je vous expose ma vie sexuelle.

 

Donc, précisons un peu les choses. Juif, c’est une religion, comme le disent tous les bœufs. Effectivement. C’est même la religion du peuple juif. Hé oui, bande de caves, c’est une religion antique, qui ne s’adresse qu’au peuple dont elle est issue, comme la religion romaine, comme les religions wotaniques et les autres, c’est-à-dire des religions non-universalistes, contrairement au Christianisme ou à l’Islam. Vous avez déjà vu un rabbin venir casser les couilles de la planète entière sur Shabbat ou Casher, vous ? Ben non, ils ne font chier que les Juifs. C’est le principe, c’est même ce qui fait que les cons prennent le judaïsme pour une religion raciste. Elle n’est pas plus ou moins raciste que les autres, elle est exclusive, donc excluante pour les autres. Donc pas de facilité de conversion, au contraire. Pour bien comprendre, c’est simple, les Romains ne convertissaient pas les peuples envahis à la religion romaine, au contraire, car ça leur aurait donné la citoyenneté romaine, donc les droits du citoyen romain. Pour le judaïsme, c’est kif-kif. Alors arrêtez de me les briser en confondant les choses. Juif, c’est un peuple qui se trouve avoir une religion, le judaïsme, qu’il respecte ou pas. Les Nazis avaient très bien compris la chose, que tu sois un fervent adepte du judaïsme religieux ou un abominable mécréant, tu finissais dans le même four. C’est plus clair, comme ça ?

 

Ah oui, autre chose, dans la série les conneries qui me portent sur les nerfs. Les Juifs ne sont pas des sémites. Pas plus que les Arabes d’ailleurs. Il n’y a pas de Sémites, sauf à croire aux conneries mythiques de la Bible sur les enfants de Noé. Il existe effectivement des langues sémitiques, qui recouvrent l’arabe, l’amharique, l’hébreu, le tigrigna et le maltais, mais ça, c’est en termes linguistiques, pas ethnologiques. Il n’y a pas de peuple sémitique. C’est comme si on disait que tous les locuteurs des langues indo-européennes ne formaient qu’un seul et même peuple, c’est parfaitement inepte. Le terme « Antisémitisme » a été forgé par le journaliste allemand judéophobe, Wilhelm Marr « Antisemitismus », dans le sens de haine des Juifs lors de la création de la « Ligue antisémite » en 1879, afin de ne pas répéter « antijuif » trop souvent. Ca n’a pas de rapport avec les Arabes. Et la littérature antisémite – même si, parfois, rarement, elle contient des attaques contre les Arabes ou les noirs ou n’importe quelle ethnie « non-blanche » – n’est pas dirigée contre arabes, mais contre les juifs, une bonne fois pour toute.

 

Enfin, l’antisionisme est antisémite. Pourquoi ? Parce que, mon con, le sionisme n’est pas, comme veulent le faire croire certaines belles âmes en peau de lapin comme ces gros glands à paillettes© que sont Soral, M’bala M’Bala, Hamon ou Mélenchon, le soutien inconditionnel au gouvernement israélien quel qu’il soit. Non, c’est simplement le droit du peuple juif à disposer d’un état et d’une terre dans la région où sa présence est avérée historiquement depuis le plus longtemps. C’est dans le cadre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et si on soutient la création d’un état palestinien, mais qu’on exige la suppression du seul état juif, y a comme un léger problème de cohérence mentale. Alors, soit on milite contre TOUS les états, même le potentiel état palestinien, c’est possible, c’est complètement con, mais possible, soit on dénie au peuple juif un droit qu’on reconnaît à tous les autres et on est antisémite. Point. Et qu’on m’évite les religieux Juifs antisionistes qui ne sont pas antisémites. Vu comment ils voient le reste du peuple juif, surtout les laïcs, on peut en douter, mais surtout, ces bas-du-shtreimels ne sont certainement pas des exemples de la pensée démocratique moderne. Quant aux communistes juifs antisionistes, nombreux étaient d’accord avec Staline pour la création d’un état juif en URSS, dans le Birobidjan – à la frontière sino-russe, vieille terre juive s’il en est… -, donc camembert. Ah au fait, c’est Staline qui commença à utiliser « sioniste » comme insulte et comme euphémisme pour parler des Juifs.

Staline.

Choisis ton camp, camarade!

par Naqdimon Weil

Alain Jakubowicz

10 hrs · 

Cessons cette hypocrisie !

 

J’adore ces donneurs de leçons qui viennent nous expliquer à longueur de tribunes et d’interviews qu’il ne faut surtout rien changer à la loi du 29 juillet 1881 pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme, qu’y toucher serait une atteinte intolérable à la liberté d’expression, qu’il serait terrible que les racistes et les antisémites soient placés en garde à vue et scandaleux qu’ils passent en comparution immédiate. 

Que ces bonnes âmes essaient, juste quelques jours, de mettre une plaque « Cohen » ou « Levy » sur leur boite aux lettres ou leur porte palière dans certains quartiers, ou essaient de prendre le métro avec une étoile de David autour du cou ou une kippa sur la tête. On en reparlera après.

 

C’est très bien se s’être mobilisé après les insultes qui ont été proférées contre Alain Finkielkraut, mais qui se mobilise quand ça se produit devant une synagogue, dans un collège, ou tout simplement dans la rue ? Et cela tous les jours. Faut-il être académicien ou simplement « people » pour toucher nos dirigeants et l’opinion publique ? Ça me fait penser à la mobilisation qui a suivi cette horrible affaire de Christiane Taubira comparée à un singe, comme si on découvrait à cette occasion qu’au 21 -ème siècle, on jette des bananes aux noirs, alors que cela se produit régulièrement sur les terrains football, dans l’indifférence générale. A quand la « gilet-jaunisation » de la lutte contre le racisme, pour une mobilisation quand les sans noms et les sans grandes en sont victimes et pas seulement les « élites » ?

 

Ce n’est pas en manifestant, en faisant de grandes et belles déclarations et en publiant des tribunes qu’on règlera le problème. Pas non plus par la répression nous répondent nos donneurs de leçons. Qu’en savent t’ils puisqu’on n’a jamais essayé ? Regardez les casiers judiciaires de Faurisson, aujourd’hui décédé, celui d’Hervé Ryssen, d’Alain Soral ou de Dieudonné M’Bala M’Bala, pour ne citer qu’eux. Ils sont longs comme le bras de condamnations pour négationnisme, injures et diffamations antisémites et incitations à la haine raciale. Et qu’est-ce qu’on y voit ? De multiples peines d’amendes ridicules, quelques peines d’emprisonnement avec sursis et exceptionnellement, depuis peu, une ou deux peines de prison ferme, jamais exécutées. Comparez ces casiers judiciaires à ceux d’un voleur, d’un escroc ou même d’un délinquant routier. Et après ça, on veut nous faire croire que le racisme est un délit ? Soral et Dieudonné ont crée un fonds de commerce qui leur rapporte des fortunes grâce à leurs délires antisémites, vous croyez sérieusement qu’ils vont les saborder par crainte de poursuites devant un Tribunal, qu’ils transforment en tribune ? Quand ils comparaissent devant la 17 ème chambre, ils ne sont pas traités comme les délinquants qu’ils sont, mais comme des journalistes ou des directeurs de publication. Rien d’étonnant à cela, puisqu’ils sont poursuivis sur le fondement de la loi sur la presse, qui date de 1881 ! Cette loi était destinée à protéger la presse, pas à bénéficier à des assassins de la mémoire et des pourvoyeurs de haine. Liberté d’expression nous dit-on ? Le fait de traiter quelqu’un de sale youpin, de sale bougnoule, de sale nègre ou de sale pédé, relèverait donc de la liberté d’expression ? Qu’on le dise alors ! Mais qu’on arrête de nous rabattre les oreilles avec « le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit », pour se donner bonne conscience.

 

Il faut faire de la pédagogie nous disent encore nos donneurs de leçons. Il faut discuter, argumenter, dialoguer, opposer argument contre argument. Je suis désolé, mais moi je ne discute pas avec quelqu’un qui clame que les chambres à gaz n’ont pas existé, que les juifs sont responsables de tous les maux de l’humanité et qu’ils veulent avilir la terre entière. Parce que ça ne sert à rien d’autre qu’à leur donner de l’importance, à eux et à leurs théories fumeuses. Pourquoi après tout, dans cette même logique, ne pas inviter au dialogue et à la « pédagogie » avec les escrocs, les auteurs de violence faites aux femmes et les pédophiles ? Pourquoi seulement les antisémites, si c’est un délit ?

 

Nos belles âmes vous disent, la main sur le cœur, qu’ils désapprouvent les propos et les actes antisémites, mais ils détestent plus encore les comparutions immédiates. Ils sont horrifiés à l’idée que l’insulteur d’Alain Finkielkraut et ses semblables puissent y être déférés. Comme avocat, je connais comme eux les limites, les excès et les détournements de cette procédure, que je combats. Mais je ne vois rien de choquant à ce qu’un homme pris en flagrant délit de propos racistes, antisémites, sexistes ou homophobes, comparaisse sur le champ devant ses juges. Je trouve au contraire choquant qu’il bénéficie d’une loi anachronique, qui empêche la réponse pénale immédiate qu’appelle le trouble insupportable porté à l’ordre social. Sans parler du préjudice des victimes.

 

Il en est de même de l’anonymat sur internet. On sait que les réseaux sociaux sont le lieu de tous les excès, les plus abominables, sous couvert d’anonymat. Ce n’est pas un hasard si le « #juif » est le plus utilisé et le plus dévoyé de twitter. C’est une guerre sans merci qui doit être livrée à ces lâches. Supprimez l’anonymat, contraignez les GAFA à supprimer leurs comptes sans délai, on aura déjà fait un sacré ménage. Leurs délires n’ont rien à voir avec la liberté d’expression.

 

Si on veut vraiment s’attaquer au problème, qu’on commence par nommer les choses et qu’on cesse l’hypocrisie. Le mal gangrène notre société depuis 20 ans. Combien de manifestations ? Combien de discours ? Combien de déclarations de bonne intention ? Pour quel résultat ? Je suis bien placé pour savoir que la réponse pénale ne règlera pas tout, mais elle y contribuera. Elle permettra au moins de mettre les paroles en adéquation avec les actes et d’envoyer un message fort à l’opinion publique et aux antisémites de tout poil.

 

Les délits racistes n’ont rien à faire dans la loi de protection de la presse. Rien ! Lors de l’adoption de la loi Pleven du 1er Juillet 1972, qui a fait de l’expression raciste un délit, cette expression était circonscrite à la presse. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, loin s’en faut.

 

Qu’attendons-nous pour mettre la loi en conformité avec la réalité ? Tout dans ce domaine n’est que volonté politique. Quand on a décidé de s’attaquer aux violences faites aux femmes et à la pédophilie sur les réseaux sociaux, on s’en est donné les moyens. Si le fléau n’a pas disparu, des résultats notoires ont été enregistrés. Il en est de même du délit d’apologie du terrorisme. Il était intégré dans la loi sur la presse mais le législateur a décidé, en 2014, d’en faire un délit autonome. Après il est vrai une ou deux poursuites contestables, ça a marché. Pourquoi ne pourrions-nous pas y parvenir s’agissant de l’antisémitisme ? Si un internaute sait qu’il risque une garde à vue et une comparution immédiate, il y réfléchira à deux fois avant de poster un message antisémite. L’inadéquation de la réponse pénale est aujourd’hui un véritable « pousse au crime ».

 

Nous sommes en France, pas aux Etats Unis ! Nous n’avons pas à accepter les diktats du premier amendement de la constitution américaine qui érige la liberté d’expression en dogme. Twitter supprime dans la minute une photographie qui montre la pointe d’un sein mais refuse de supprimer un appel à la haine antisémite. Il est d’ailleurs savoureux de constater que ce sont les pires pourfendeurs du libéralisme américain qui revendiquent le plus fort sa conception de la liberté d’expression. Chez nous, la haine raciste n’est pas un droit. Qu’on se le dise et qu’on se donne les moyens de le montrer. Enfin !

Alors, pour en revenir à l'antisionisme (je vais copier coller un commentaire de Pierre Boyer)

"Qu'est-ce que le sionisme, historiquement ? C'est la conviction, à la fin du XIXe siècle au contact de la montée de l'antisémitisme en Europe, que dans un monde d'Etat-nation les juifs avaient besoin d'avoir un Etat s'ils voulaient échapper à l'extermination.

Le cours des événements a montré que le diagnostic sioniste était juste.

Qu'est-ce qu'un antisioniste ? Ce n'est pas quelqu'un qui réclame un Etat palestinien, qui dénonce la politique de colonisation, etc. Non : c'est quelqu'un qui réclame la destruction totale de l'Etat d'Israël et exige que les juifs ne disposent de la protection d'aucun Etat et restent à l'état diasporique. 

L'antisioniste est celui sui dit "à mort Israël, et seulement Israël", sans nous dire ce qu'il va faire des Israéliens : va-t-il les tuer aussi ? Et comment envisage-t-il la sécurité des juifs dans le monde une fois l'Etat d'Israël rayé de la carte ?

Donc soyons clairs : à quelle condition est-il possible d'être antisioniste sans être antisémite ?

Je ne vois que deux possibilités, et elles ne concernent que très peu de monde.

Possibilité 1 : certains juifs ultra-orthodoxes peuvent être antisionistes sans être antisémites parce qu'ils pensent que seul le Messie a le droit de ramener les juifs en Israël.

Possibilité 2 : certains anarchistes radicaux, qui demandent la destruction immédiate de tous les Etats et de tous les Etats-nations, qui refusent donc le projet d'un Etat palestinien, demandent la destruction de tous les Etats occidentaux et de tous les Etats arabes, disent "à mort la France, à mort l'Arabie saoudite, à mort les USA, à mort le Qatar, à mort Israël, à mort l'Algérie, à mort le Hamas, à mort la Russie, à mort l'Iran, etc. etc." peuvent en effet être antisionistes sans être antisémites.

Mais les autres ? Les autres sont des gens qui disent simplement : "je reconnais à tous les peuples, sauf aux juifs, le droit à l'Etat" ; ou bien ce sont des gens qui s'indigneront de la politique israélienne mais ne se mobiliseront jamais pour imposer la laïcité partout, pour que plus aucun Etat ne punisse l'athéisme ou l'apostasie. Ils ne diront jamais : "à mort l'Arabie saoudite". Autrement dit ce sont des gens qui disent : je me moque de la violation des droits de l'homme, sauf quand Israël est en cause. Je ne demanderai jamais la destruction d'un Etat-nation quand la politique du gouvernement me scandalise, sauf s'il s'agit d'Israël. Ce que je permets à tous les Etats-nations, je l'interdis aux juifs.

Ça s'appelle de l'antisémitisme

Et on sait très bien ce qui se passe, pas seulement dans la frange dieudonno-soralienne : "antisioniste" est devenu la façon polie de dire "antisémite".

Donc si quelqu'un me dit : "je suis antisioniste mais pas antisémite", je lui demande ce qu'il entend par là. Et il s'avère que dans 99% des cas, celui qui parle ainsi est un menteur et est incapable de me montrer la différence. Il est quelqu'un qui veut que les juifs mènent de nouveau l'existence de parias ou de population vulnérable qui a été la leur avant Israël. Et si ce n'est pas ça qu'il veut, qu'il le prouve en disant ce qu'il veut. S'il veut seulement la mort d'Israël et rien d'autre, s'il n'a aucun projet politique, s'il accepte la souveraineté des Etats-nations, la réalité est qu'il est un antisémite."

YPT de Charles Yisroel Goldszlagier

ÉPHÉMÉRIDE

14 ou 15 février 1546. Trois jours avant sa mort, affaibli, malade, Martin Luther prononce son dernier sermon, et jusqu'à son dernier souffle, il s'en prend aux Juifs.

"Ce que Luther a préconisé, Hitler l'a fait, chambres à gaz exceptées" (Hans Jonas)

A la fin de sa dernière prédication à Eisleben, prononcée le 14 ou le 15 février, il plaça l’Admonestation contre les juifs (Eine vermanung wider die Juden). Il y mettait en garde contre les Juifs présents dans la région ; ils causaient de « grands dommages ». C’est pourquoi il fallait soit les convertir et les baptiser, soit les expulser du pays. 
Luther faisait certes valoir comme possible motif de conversion le fait que le Christ était « le cousin » des Juifs et était « né de leur chair et de leur sang , mais il relevait aussitôt que « le sang juif était depuis lors devenu aqueux et sauvage », et qu’il serait donc de « moindre qualité » qu’à l’époque de Jésus. 
Aujourd’hui, les Juifs ne cesseraient de calomnier et de déshonorer le Christ, Marie et les chrétiens, en les traitant de « fils de prostituée », de « putain » et de « changeons ». Une prudence particulière était requise lorsque les Juifs prétendaient être médecins ; car ils étaient passés maîtres dans l’art d’empoisonner leurs victimes d’une façon telle que la mort n’intervenait que des mois ou même des années plus tard, tant et si bien qu’on ne pouvait prouver leur culpabilité. Mais ceux qui toléraient de telles pratiques se rendaient complices de ce « péché étranger ». 
« C’est pourquoi, Seigneurs, vous ne devez pas les tolérer, mais les chasser. Quant à ceux qui se convertissent, renoncent à leur usure et acceptent le Christ, nous devons les considérer volontiers comme nos frères. » 
Pour le réformateur mortellement malade, un Juif qui refusait la conversion était un calomniateur du Christ qui n’avait nulle autre intention que de « saigner » les chrétiens « et de les tuer (là où il pouvait) ». 
La dernière prise de parole publique de Luther, publiée sous forme imprimée à titre posthume, mettait ainsi en garde avec insistance la société chrétienne contre le risque de participer au « péché juif ». A son avis, le Juif « contaminait » le corps social chrétien par un comportement malfaisant qui comprenait, outre des pratiques blasphématoires, des agissements « pervers », économiques et autres. Toute son activité tendait à l’anéantissement des chrétiens ; elle ne pouvait que provoquer la colère de Dieu. « Conversion » ou « expulsion » - il n’y avait pas d’autre possibilité face au danger extrême que représentaient les Juifs : comme empoisonneurs, comme « magiciens » alliés au Diable leur dieu qui depuis des années cherchaient à attenter aussi à la vie de Luther, comme adorateurs des idoles et calomniateurs que Dieu allait écraser.

(...)

Dans les années précédant la Nuit de cristal, ce sont sans le moindre doute les paroles de Luther qui firent entendre de la façon la plus audible l’exigence d’incendier les synagogues. Démentiel dans les conditions de sécurité du XVIe siècle, et d’ailleurs attesté, semble-t-il, nulle part ailleurs dans la littérature antijuive ancienne, son appel à brûler les synagogues était maintenant réalisable puisque la technique d’extinction moderne permettait de minimiser les risques d’incendies de grandes dimensions. 
Dans ces conditions, la Nuit de cristal représente la réception « authentique » d’une parole de Luther qui avait atteint son « but » après trois cent quatre-vingt-quinze ans. L’intérêt croissant des dirigeants nazis à la construction d’une continuité entre Luther et leur propre politique raciste augmenta sensiblement dans la seconde moitié des années 1930. 
Dans le contexte de l’exposition "Le Juif éternel" (Der ewige Jude), se déroula en novembre 1937 au Residenztheater de Munich une soirée de récitation durant laquelle furent aussi déclamés des extraits des « écrits juifs » de Luther.

Face à la politique antijuive de plus en plus agressive du Troisième Reich, les responsables de l’Eglise protestante ne voulaient pas être en reste. Les réactions consécutives à la Nuit de cristal le 9 novembre 1938 marquèrent une sorte de point culminant de l’appropriation ecclésiastique de Luther comme patron de la privation de droits des Juifs dans l’Etat du Führer. 
L’évêque luthérien de Thuringe Martin Sasse publia une petite brochure dont la préface est datée du 23 novembre 1938 et qui parut avec un tirage de 100 000 exemplaires. Elle représente sans doute le choix de textes sur la position de Luther à propos des juifs qui connut le plus d’effets médiatiques à court terme. 
Sur le fond, Sasse ne proposait guère plus que des attaques polémiques groupées autour des catalogues de mesures. Il ne laissait pas le moindre doute sur le fait qu’avec les événements du 9 novembre, le legs du réformateur avait été réalisé : "Le 10 novembre 1938, pour l’anniversaire de Luther, les synagogues brûlent en Allemagne. En expiation de l’assassinat du conseiller de légation von Rath par une main juive, la puissance des Juifs dans le domaine économique est définitivement brisée par le peuple allemand dans la nouvelle Allemagne, couronnant ainsi le combat béni par Dieu du Führer pour la complète libération de notre peuple. Avec les démocraties occidentales, le catholicisme mondial et le protestantisme mondial d’Oxford élèvent leurs voix comme protecteurs des Juifs contre l’hostilité aux juifs du Troisième Reich. En cette heure, il faut que soit entendue la voix de l’homme qui, comme prophète allemand du XVIe siècle, commença, comme ami des Juifs faute de connaissances, mais qui, poussé par sa conscience, poussé par les expériences et par la réalité, est devenu le plus grand antisémite de son époque, celui qui mettait en garde son peuple contre les Juifs."

Une semaine après la nuit du pogrome, l’évêque luthérien du Mecklembourg Walter Schultz envoya une admonestation sur la « question juive » à ses pasteurs ; il y interprétait les événements comme la réalisation du legs de Luther.

Les représentants des Eglises de Saxe, de Hesse-Nassau, du Mecklembourg, du Schleswig-Holstein, d’Anhalt, de Thuringe et de Lubeck, dominées par les « Chrétiens allemands » (courant pro-nazi au sein des églises protestantes allemandes), mirent fin en décembre 1941 à la communion ecclésiale avec les « chrétiens de race juive », et se déclarèrent favorable, « comme membres de la communauté allemande du peuple » à l’obligation faite aux Juifs de porter ce qu’on appelait « l’étoile juive » et faisaient valoir pour cela que déjà le docteur Martin Luther avait exigé, après des expériences amères, que soient prises contre les Juifs les mesures les plus rigoureuses et qu’ils soient expulsés des pays allemands. "Par le baptême chrétien, rien n’est changé de la nature raciale propre d’un Juif, de son appartenance ethnique ou de son être biologique".

(...)

Après 1945, les Eglises protestantes ne prirent que très lentement conscience de leur défaillance coupable dans la « question juive » ; ce processus d’apprentissage se poursuit jusqu’aujourd’hui. L’attachement à l’autorité de Luther joua un rôle retardateur. 
Dans les premières années de l’après-guerre, on considérait comme inadéquates une déclaration sur la « question juive » et surtout la reconnaissance d’une responsabilité partagée pour la persécution et l’extermination des juifs. On pouvait percevoir des convictions antisémites jusque dans les déclarations ecclésiastiques. 
Les choses commencèrent à changer à partir d’un synode de l’Eglise protestante en Allemagne (Evangelische Kirche in Deutschland, EKD) à Berlin-Weißensee (1950) ; on y professa que la promesse de Dieu pour le peuple élu qu’est Israël n’avait pas été annulée par la crucifixion du Christ. Aujourd’hui, dans de nombreuses Eglises membres de l’EKD, on reconnaît par des ajouts correspondants aux confessions de foi et aux textes juridiques une validité irrévocable à l’alliance de Dieu avec Israël et une valeur de témoignage indépendante au judaïsme eu égard aux promesses de Dieu. D’un point de vue théologique, cela représente un renoncement définitif à quelques convictions théologiques fondamentales de Luther ; la théologie protestante doit maintenant travailler sur la portée théologique d’un tel pas.

En 1983, l’année du 500e anniversaire de Martin Luther, le Conseil de l’EKD déclarait « funeste » l’écrit tardif de Luther sur les Juifs. « Personne ne peut aujourd’hui l’approuver. » En l’an 2000, le synode de l’EKD déclara que l’Eglise protestante avait été mêlée aux crimes commis par l’Etat nazi envers les Juifs. Les résultats de la recherche historique donnent raison à cette constatation. 
Lors de sa deuxième réunion, le 12e synode de l’EKD adopta à Brême en novembre 2015 une « déclaration » intitulée « Martin Luther et les juifs —souvenirs nécessaires en vue du Jubilé de la Réforme ». Celle-ci souligne que « le fait que l’antisémitisme du national-socialisme se soit servi des conseils antijuifs [de Luther] », représente « une charge pour l’Eglise évangélique ». On met ensuite en évidence la continuité de la vision de Luther sur le judaïsme, d’une part, avec le bas Moyen Age, et, d’autre part, avec ses affirmations antérieures. 
Aujourd’hui, le défi consisterait à « penser à nouveaux frais » les « doctrines théologiques centrales de la Réforme » - par exemple les distinctions « Loi et Evangile », « promesse et accomplissement », « foi et œuvres », « ancienne et nouvelle alliance » - pour éviter qu’elles ne favorisent une vision discriminatoire du judaïsme. 
De nombreuses Eglises luthériennes allemandes, mais aussi des institutions du luthéranisme international, ont adopté des résolutions similaires (par exemple la Fédération luthérienne mondiale en 1984 ; l’Eglise évangélique des Etats-Unis en 1994 ; l’Eglise adhérant à la confession d’Augsbourg et d’Helvétie en 1998 ; l’Eglise luthérienne évangélique de Bavière en 1998 ; l’Eglise évangélique de Hesse et Nassau en 2014). 
Une discussion théologique plus large de la question des motifs de l’antijudaïsme présents en toile de fond du Nouveau Testament et de leur signification est, paraît-il, toujours en cours.

(Source: Thomas Kaufmann "Les Juifs de Luther", traduit de l'allemand par Jean-Marc Tétaz)

Kristallnacht La nuit de Crytal

Elisheva Avital Elisheva Avital @ElishevaAvital Today is the 80th anniversary of #Kristallnacht. A personal story: My grandfather fought in WWII. He never spoke about it, so we didnt know much about his time in the service, but based on the patches on his uniform, we think he did something in intel. 4:20 PM · Nov 9, 2018 · Twitter Web Client

INTERNATIONAL DEFINITION OF ANTISEMITISM Antisemitism is a certain perception of Jews, which may be expressed as hatred toward Jews. Rhetorical and physical manifestations of antisemitism are directed toward Jewish or non-Jewish individuals and/or their property, toward Jewish community institutions and religious facilities.
Manifestations might include the targeting of the state of Israel, conceived as a Jewish collectivity. However, criticism of Israel similar to that levelled against any other country cannot be regarded as antisemitic. Antisemitism frequently charges Jews with conspiring to harm humanity, and it is often used to blame Jews for “why things go wrong.” It is expressed in speech, writing, visual forms and action, and employs sinister stereotypes and negative character traits.
Contemporary examples of antisemitism in public life, the media, schools, the workplace, and in the religious sphere could, taking into account the overall context, include, but are not limited to: Calling for, aiding, or justifying the killing or harming of Jews in the name of a radical ideology or an extremist view of religion.
Making mendacious, dehumanising, demonising, or stereotypical allegations about Jews as such or the power of Jews as collective — such as, especially but not exclusively, the myth about a world Jewish conspiracy or of Jews controlling the media, economy, government or other societal institutions.
Accusing Jews as a people of being responsible for real or imagined wrongdoing committed by a single Jewish person or group, or even for acts committed by non-Jews.
Denying the fact, scope, mechanisms (e.g. gas chambers) or intentionality of the genocide of the Jewish people at the hands of National Socialist Germany and its supporters and accomplices during World War II (the Holocaust).
Accusing the Jews as a people, or Israel as a state, of inventing or exaggerating the Holocaust.
Accusing Jewish citizens of being more loyal to Israel, or to the alleged priorities of Jews worldwide, than to the interests of their own nations.
Denying the Jewish people their right to self-determination (e.g. by claiming that the existence of a State of Israel is a racist endeavour).
Applying double standards by requiring of Israel a behaviour not expected or demanded of any other democratic nation.
Using the symbols and images associated with classic antisemitism (e.g. claims of Jews killing Jesus or blood libel) to characterise Israel or Israelis.
Drawing comparisons of contemporary Israeli policy to that of the Nazis.
Holding Jews collectively responsible for actions of the state of Israel.

REPONSE A UN AMI DISTINGUANT L'ANTISIONISME DE L'ANTISEMITISME

Le mot "sioniste" est employé aujourd'hui à tort et à travers pour signifier exactement ce que le mot" juif" signifie dans la bouche ou sous la plume de l'antisémite : le tort et le travers, justement, c'est-à-dire le Mal. L'antisémitisme, "grillé" par le nazisme et la Shoah, a refait surface depuis quelques décennies sous une appellation différente et se voulant justement sans rapport aucun avec l'antisémitisme, dépourvu de la moindre hostilité envers les juifs en tant que peuple, "race "ou religion. Sa grande astuce étant d'enrôler des intellectuels juifs en mal de notoriété pour lui servir de caution : des juifs sont antisionistes, donc l'antisionisme n'est pas antijuif. Syllogisme qui ne trompe que les dupes, mais ils sont nombreux et influents, et l'imposture a fait flores. Heureusement, tout a une fin, et son succès même et ses inévitables excès sont en train de lui arracher son masque et de mettre au jour sa véritable identité : l'antisémitisme pur et dur.

Il n'y a aucune raison quand on dénonce la politique d'un pays de se proclamer anti-quelque chose, par exemple, s'il s'agit de la France, antifranciste : il suffit de dire qu'on est contre sa politique, ou contre le dirigeant qui la conduit et l'incarne. Israël est le seul pays dont l'opposition à sa politique porte un nom, ce qui en fait une opposition en soi, et non à une politique. Bref, ceux qui dénoncent la politique israélienne en se proclamant antisionistes ne dénoncent pas la politique d'Israël mais, implicitement, son existence. La majorité des juifs du monde habitant Israël, et cet Etat étant aux juifs ce que l'Etat du Vatican est aux chrétiens, l'antisionisme est donc objectivement le refus de l'existence de 7 millions de juifs et du centre de la judéité, qui pourrait conduire, si les circonstances s'y prêtaient, à la destruction de l'Etat hébreu et de ses habitants, c'est-à-dire à une nouvelle Shoah. Il est tout à fait permis, et même nécessaire, de critiquer la politique israélienne, le "grignotage "de la Cisjordanie et tout ce qu'on voudra, mais à condition que cette critique porte sur des aspects précis, parce que, imprécise, sous le nom d'antisionisme, elle est forcément globale, c'est-à-dire essentielle, et ne peut porter que sur l'être même de l'Etat juif.

L.F. Céline / L'École des cadavres, Paris, 1938, p. 151
NB/ je connais encore quelques non juifs et quelques juifs qui continuent d'encenser le talent, que dis-je... le "génie" (!?) de cette ordure qui se croyait si malin et inventeur d'un style* (*dont on remarque ici d'ailleurs l'extrême pauvreté)...
"Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. Dans l'élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangrèneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n'a jamais été persécuté par les aryens. Il s'est persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d'hybride […]
Je me sens très ami d'Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu'ils ont bien raison d'être racistes. Ça me ferait énormément de peine si jamais ils étaient battus. Je trouve que nos vrais ennemis c'est les Juifs et les francs-maçons. Que la guerre c'est la guerre des Juifs et des francs-maçons, que c'est pas du tout la nôtre. Que c'est un crime qu'on nous oblige à porter les armes contre des personnes de notre race, qui nous demandent rien, que c'est juste pour faire plaisir aux détrousseurs du ghetto. Que c'est la dégringolade au dernier cran de la dégueulasserie".

antisémitisme, racisme, sémite.. ne jouons pas sur les mots ! By Sophie Ernst on Thursday, August 16, 2012 at 2:32pm

A propos des termes "antisémitisme", "sémite", "racisme","judéophobie"... comment se sortir des polémiques sur les mots ?

Il y a toujours un petit malin qui fait la remarque : "un Arabe ne peut pas être antisémite, puisqu'il est lui-même un sémite". Outre que c'est de mauvaise foi, en général, sauf à traduire une vraie curiosité à base de perplexité, c'est surtout une confusion qui ignore le sens et l'usage de ces mots. Alors voici quelques élucidations des termes en question.

Sophie Ernst, à la suite d'une énième discussion sur le mur de SPS, 16 août 2012

Ce vieux débat est parfaitement maîtrisable, pas insoluble, mais il faut prendre le temps de développer un peu précisément les explications historiques et linguistiques. Le terme "sémitique" est utilisé d'abord de façon vraiment innocente par des linguistes qui étudient et classent les groupes de langues ( et ici, c'est l'arabe, l'hébreu, l'arméen, etc), et pour forger le nom de ce groupe, ils empruntent effectivement à une antique référence trouvée dans la Torah, à propos des fils de Shem. Mais à partir de cet usage légitime de classement des langues, c'est tout autre chose qui va se passer au cours de l'histoire du XIXè siècle. Des idéologues développent des pseudo-théories à prétention scientifique sur les "races" humaines à partir de vagues connaissances génétiques et biologiques, largement reconnues comme fausses de nos jours ; et ils font un classement de ces races sur une échelle de supériorité. Le "racisme" n'est pas, alors, la haine de l'autre mais cette idéologie qui justifie le classement des êtres humains en races pures ou impures, supérieures ou inférieures, leur attribue des vertus ou des "tares" héréditaires. La haine des autres a toujours existé, mais le racisme, en tant que -isme, est un phénomène historique récent, lié aux fausses théories issus des nouvelles sciences du XIXè. De ce point de vue, l'antisémitisme est clairement un des éléments de cette pseudo théorie des races. Ce qui complique un peu c'est que "racisme", à partir de ce sens bien précis, a été beaucoup utilisé, notamment pour désigner le racisme aux Etats-Unis à l'égard des "niggers", des blacks, justement parce qu'il y avait dans l'esclavage des théories de justification par les "races inférieures" et les "races supérieures". On l'a aussi employé pour désigner le rapport aux colonisés, supposés "inférieurs", selon les mêmes idéologies. De là, le terme a survécu à la disparition contemporaine du discours sur l'inégalité des races. Quelqu'un qui soutiendrait aujourdhui des théories raciales passerait pour cinglé, pas seulement pour dégueulasse. C'esst pourquoi la nouvelle extrême droite a troqué son discours pour une théorie de la différence des cultures. Aujourd'hui, racisme est couramment employé pour signifier la haine de l'autre, quel qu'il soit, la xénophobie, de xénos, étranger, et phobie, peur, aversion, soit la haine de l'étranger, même si cet "étranger"est notre concitoyen.

Ethel, Aurélien et les autres ont absolument raison, on se tue à le répéter, mais je vais développer, parce qu'on ne s'en tire pas forcément à coup de dictionnaire. Les concepts ne sont pas tous de même nature, et on a là un concept qui réfère à une réalité sociale- historique, on ne peut faire abstraction de l'histoire pour le comprendre, dans ce qu'il veut dire, et dans ce qu'il recouvre comme réalités. L'étymologie n'apprend rien, sinon que les utilisateurs du mot ont voulu avoir l'air "savants", les antisémites ont été non seulement des haineux, mais aussi des prétentieux qui s'imaginaient détenir une vision totale de l'histoire, expliquant la grandeur et le déclin des civilisations par une théorie délirante à base de pouvoir occulte et de biologie. "Antisémite" est un mot qui n'existe pas durant les longs siècles d'antijudaïsme et de persécution des Juifs que décrit Poliakoff. Il apparait au XIXè siècle, et il se pare d'une prétention savante, en faisant signe vers les nouvelles théories linguistiques. A ce moment-là, on se dit soi-même antisémite, ce n'est pas péjoratif mais proclamé comme une opinion politique. Comme l'a rappelé Aurélien, c'est incompréhensible hors de l'histoire moderne, de l'assimilation, des théories socio-biologiques qui se développent dans la foulée du darwinisme. On commence à fantasmer sur la "race" juive et ses tares héréditaires justement parce qu'elles sont cachées, et qu'il faut savoir reconnaitre le juif torve, comploteur, cupide, dans le voisin qui a l'air, mais seulement l'air, tellement normal que vous pourriez laisser votre fille l'épouser, alors que son hérédité parasiterait la vôtre ; ça c'est pour le délire proprement raciste, à base de théorie raciale, qui vise le juif en Allemagne et en France. A ce moment-là, l'Arabe, qui est avant tout un oriental lointain, est lui aussi placé dans la catégorie des races inférieures, à coloniser, il fait donc l'objet d'un racisme, mais ça n'a rien à voir, ce n'est en aucune façon de l'antisémitisme, qui est vraiment l'obsession du voisin juif, à la fois capitaliste et bientôt bolchevik, "parasite" vivant en symbiose au sein de la race pure et la suçant, la polluant au point de la dégénérer ; race sournoise, au projet de domination caché, race invisible qui prend les formes les plus trompeuses de la normalité et qu'il faut savoir reconnaître à quelques signes discrets. Alors, on peut toujours continuer à jouer sur les mots "sémite", mais c'est simplement ignorer l'histoire. "Antisémitisme", le terme réfère à une réalité historique précise, qu'on ne peut pas transformer à sa guise sauf à pédaler dans le yaourt. C'est aussi pour cette raison que beaucoup préfèrent parler, aujourd'hui, de judéophobie pour désigner l'hostilité observée de nos jours envers les Juifs, notamment en milieu musulman, pour distinguer cette obsession haineuse de l'antisémitisme européen né au XIX siècle, avec les caractéristiques bien précises qu'il a pris alors. Pierre-André Taguieff a bien expliqué pourquoi il utilisait ce néologisme. Ce qui complique les choses est que l'anti-judaïsme traditionnel ( chrétien, catholique, protestant ou orthodoxe, ou musulman... ) peut aussi adopter des thèses modernistes empruntées au répertoire antisémite, avec ses immondes classiques, les protocoles des sages de Sion, Mein Kampf... Lorsque la judéophobie pas forcément très virulente, parfois superficielle, issue de préjugés religieux traditionnels, sur lesquels s'est greffée l'obsession haineuse d'Israël et des Juifs du monde entier, en finit par adopter des thèses complotistes où le "Sionisme" est fantasmé comme autrefois le Pouvoir juif occulte des financiers capitalistes suceurs de sang, alors la judéophobie a tendance à s'enraciner aussi comme antisémitisme : mais ça suppose un embrigadement idéologique assez poussé, avec une diffusion hélas bien amorcée des classiques tels que Mein Kampf.

A ce propos encore un mot : le délire racial- raciste des idéologues nazis était précis, comme délire. Du coup, il y avait des contradictions, notamment au sujet des tsiganes ; certes, la population allemande et les nazis n'étaient pas vraiment favorables à ces nomades méprisés ; sauf qu'en théorie ce sont les Aryens les plus hauts de la hiérarchie. D'où des fluctuations dans la politique menée, qui leur a quand même réservé pas mal de persécutions, quoique, paradoxalement, moins systématiquement qu'aux Juifs : encore une fois, le Juif le plus dangereux n'est pas le pouilleux, mais le voisin de palier qui vous ressemble comme deux gouttes d'eau - le mythe cinématographique de l'Alien rend bien compte de cette phobie antisémite. En revanche, on a tort de dire que les nazis allaient exterminer tout le monde. L'autre grand projet d'Hitler, outre l'extermination de la race juive, était un projet de colonisation, la conquête de" l'espace vital", où les races inférieures à la race des Seigneurs aryens seraient réduites à l'esclavage, ou soumises à obéissance, avec plus ou moins d'autonomie selon leur pureté et leur niveau dans l'échelle des races. Selon ces théories, les Slaves étaient beaucoup plus bas que les Français, mais pouvaient être réduits en esclavage, alors que les Juifs devaient être éliminés jusqu'au dernier.

Dire que l'antisémitisme est différent, comme réalité et comme concept, de l'anti-judaïsme traditionnel de la chrétienté, ou de la judéophobie contemporaine qui se développe dans les pays musulmans, ou du racisme anti-noir ou anti-arabe, ou de la xénophobie, ce n'est pas pour hiérarchiser les haines sur une échelle du plus ou moins grave, du plus ou moins répréhensible, du plus ou moins dangereux. Absolument pas. Mais ça ne fonctionne pas pareil et ça c'est très important pour des raisons pratiques, ce n'est pas par goût oiseux des petites nuances sémantiques raffinées ! on a affaire à des variantes historiques, et si on veut lutter contre ces fléaux, il vaut mieux connaître leur logique exacte. On pourrait dire que ce n'est pas le même scénario, et du coup, à chaque fois, pas le même type de clientèle, de psychologie, de manifestations, de contre-poison.

Il y a en France une tradition antisémite ancienne et ancrée qui, comme le racisme, traverse toute la société et tous les courants politiques, y compris à gauche." [...] "ANTISÉMITISME ET RACISME : DEUX IDÉOLOGIES DE HAINE, MAIS AVEC CHACUNE LEUR LOGIQUE PROPRE Si historiquement le racisme et l’antisémitisme se sont construits en visant des minorités différentes (l’ensemble des populations « non occidentales » pour le premier, les Juifs pour le second), la vraie différence réside dans la manière d’appréhender ces minorités. Le racisme est une idéologie de l’exploitation et de l’inégalité : certaines populations sont jugées inférieures, et à ce titre sont surexploitées, économiquement et socialement. La logique antisémite présente quant à elle les minorités ciblées comme des « corps étrangers », des parasites, à qui l’on prête une volonté de domination et l’origine des problèmes d’une société. C’est donc une logique complotiste et d’extermination : il faut se débarrasser des catégories mises en cause, qui n’auraient aucune place dans la société et dont l’existence même est posée comme problématique. Faire des distinctions ne revient pas à faire une hiérarchie : toute atteinte à l’égalité et aux droits humains doit être combattue ; et il n’est pas besoin pour cela de faire des comparaisons, les faits suffisent. Mais pour lutter efficacement contre un phénomène, pour l’identifier précisément, il faut en comprendre les logiques et les conséquences." cgt Via Logan Shafir www.cgt.fr CGT.FR
il y a eu des juifs à l'origine qui se sont convertis aux christianisme et qui ont participé à des exactions contre leurs communautés. Pareil pour les pays musulmans ou des juifs se sont convertis à l'Islam et ne sont pas tendre et pensent \"que les juifs sont pervertis\". J’en connais un personnellement. Et puis de nos jours lorsque on est athée et qu’on veut se détacher on ne va pas se convertir mais on essaie de saboter tout ce qui vient de son identité par ex se renier peut se trouver dans toutes les cultures , ce n’est pas que chez les juifs. un résumé entendu sur ce sujet L’antisémitisme a connu 3 phases dans l’histoire, en premier il est religieux , puis par la racialisation qui va jusqu’à son apogée avec le nazisme et enfin de nos jours à cause de son état. Pourquoi antisionisme c’est de l’antisémitisme car après la shoah on haït encore pour certains les juifs mais il est difficile de le justifier en public. Toujours dans l’histoire les personnes cherchent à justifier leur antisémitisme se sont cachés derrière les plus hautes autorités d’une culture. Au moyen-âge c’est la religion ,donc on avait le leitmotiv religieux anti-juifs . Puis le siècle des lumières , c’est la science , avec la fondements de l’idéologie Nazi le darwinisme social et les études « scientifiques » des races. De nos jours la plus haute autorité dont on se réfère sont les droits de l’homme. C’est pourquoi Israël ,une démocratie, la seule au MO avec une presse libre, un système judiciaire indépendant est régulièrement accusé des 5 grands péchés des droits de l’homme « racisme, apartheid ,crimes contre humanité, purification ethnique ou génocide ». Le nouveau antisémitisme a muté de sorte que ceux-là même vont renier qu’ils le sont et nous dire qu’ils n’ont rien contre les juifs ou le judaïsme, mais seulement contre le pays Israël, l’entité politique. Alors dans un monde avec 56 pays musulmans et 103 pays chrétiens il y en a un juif constituant ¼ de 1% de la population du MO et pourtant Israël est le seul des 193 pays membres des nations unis dont son droit à l’existence est remis en question régulièrement en tête l’Iran et pleins d’autres groupes engagé à le détruire. L’antisémitisme c’est renié aux juifs les même droits que l’on accorde aux autres et sa forme actuelle c’est l’antisémitisme. Il y a un bien évidemment une différence entre le judaïsme et le sionisme, entre juifs et israéliens mais cette différence n’existe que pour les juifs mais pas pour les antisémites car ce ne sont pas les israéliens victimes de Toulouse l’école juive ou l’hyper cachère à Paris qui sont assassinés etc. mais bien des juifs... Antisionisme est l’antisémitisme de notre temps. Au moyen-âge on accusait les juifs d’empoisonner les puits, diffuser la peste et tuer des enfants chrétiens pour utiliser le sang. Avec le 19eme siècle et le nazisme on accuse les juifs de contrôler le capitalisme aux USA et le communisme Russe. Aujourd’hui on les accuse d’être derrière Daech ou les USA, d’empoisonnement des eaux des palestiniens et de donner des bonbons empoisonnés à des enfants afin de les tuer, On a ici tous les vieux mythes recyclés , calomnie du sang versé aux protocoles des sages de Sion . Les caricatures dans les journaux dans les pays arabes des juifs ou israéliens sont des répliques de l’époque antisémite du nazisme entre 1933 ou 1945. Bref on peut en discuter à n’en pas finir mais bien sûr vous ne croyez pas à tout ce que j’énonce mais je suis sûr que vous vous retrouvez dans certains points d’un antisémitisme déguisé. Si j’ai fait l’effort d’écrire c’est que Maggy a fait l’effort et tenter d’expliquer votre exclusion donc j’essaie même si d’avance je sais ne pas vous convaincre la raison de vous considérer antisémite. Est-ce que la colonisation est condamnable ? oui Est-ce un gouvernement de droite ? peut-on critiquer ?oui En tous les cas entre votre discours ou celui des Islamistes ou des militants actifs du BDS et qui prend une telle ampleur en Europe, on se dit que pour les juifs heureusement qu’Israël existe , car oui c’est aussi un état refuge.";

René Bellaiche January 18, 2016 · Paris, France · SUR L'ANTISEMITISME

Antisémitisme est un mot forgé au 19e siècle en Allemagne, probablement pour redorer le blason du vieil antijudaïsme chrétien, terni par les Lumières et le rationalisme alors triomphant. "Racialiser" l'antijudaïsme religieux permettait de l'adapter à son temps et de lui donner un nouveau souffle.

Mais les juifs ne sont pas, ou plus, une "race", si tant est que les races - pures - existent. Et cet antijudaïsme modernisé et mythique qu'est l'antisémitisme a fini à son tour par perdre son crédit (le nazisme et la Shoah ayant achevé de le discréditer).

C'est alors qu'a commencé à poindre, via la renaissance d'un Etat juif, la troisième mouture de l'antijudaïsme : l'antisionisme, qui ne s'attaque pas au judaïsme en tant que religion ou en tant que "race", mais en tant que nation, qu'entité politique.

La passion antijuive renaît toujours, comme le Phénix, de ses cendres, métamorphosée. Son dernier avatar n'est pas le moins dangereux, parce qu'il se veut le plus "objectif".

L'antisémitisme et les sémites. Bref mémo de Meïr Waintrater. Meïr Waintrater SUR L'ANTISÉMITISME ET SUR LES «SÉMITES» Les mots «antisémitisme» et «sémites» ayant été ici l'objet d'un échange consternant, une mise au point factuelle me semble indispensable. 1. Le mot «antisémitisme» a été inventé en 1879 par un polémiste allemand antijuif nommé Wilhelm Marr. Il a été utilisé dès le début des années 1880 dans les principales langues européennes. Ce mot a été inventé pour désigner la haine des Juifs, et il n’a jamais servi à désigner autre chose que cela. 2. Le mot «sémite» désigne un groupe de langues (dont l’hébreu, l’arabe et l’araméen), et non pas des peuples. Englober les Juifs, les Arabes, etc. sous le nom de «sémites» est une pratique qui correspond à la pensée racialisante de la fin du XIXe siècle, et qui n’a pas sa place dans la culture contemporaine. 3. Bref: ni les Arabes ni les Juifs ne sont des «sémites», et l’antisémitisme ne désigne pas la haine des «sémites». Si les gens veulent perdre leur temps à discuter, qu'ils se trouvent d'autres sujets plus intéressants.

workersliberty.org/system/files/wl57.pdf

Le journal Workers' Liberty, organe du parti trotskyste britannique Alliance for Workers' Liberty (AWL), consacre son numéro d’août 2017 à une ferme dénonciation de «l’antisémitisme de gauche».
Voici la «une» très parlante de ce numéro, qui s’ouvre sur un éditorial de Sean Matgamna, le principal dirigeant et théoricien de l’AWL. (Extrait: « The distinction between “anti-Zionism” and antisemitism, is, increasingly, a small one. On some of the pseudo-Left it is ceasing to exist, or already, more or less, has. »)
Ce numéro de Workers' Liberty contient – entre autres – un long article intitulé “Trotsky and the Jewish question”, où on lit notamment:
The German socialist leader August Bebel once memorably defined left-wing antisemitism as “the socialism of idiots”. Much of the Trotskyist movement has fallen into an anti-Zionism which is “the anti-imperialism of idiots”. In fact, into antisemitism. Its stance is not, of course, racist, but it means comprehensive hostility to most Jews alive, in whose post-Holocaust Jewish identity Israel has a central place. All of this has nothing to do with Trotsky’s politics, or with his developing position on the question. It is “the Trotskyism of idiots”! Bits and pieces of Trotskyist politics are deployed one-sidedly and used in the service of vicarious Arab chauvinism.
Le 26 avril 2012, Claude Askolovitch publie une tribune violente dans Marianne où il traite le président du CRIF Richard Prasquier, de « salaud » pour n’avoir, selon lui, pas condamné le score élevé de Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle dans un article paru dans le journal israélien Haaretz. « Il est incapable, dans un texte adressé à un journal israélien, de condamner la violence faite à la France quand un leader politique est considéré comme « normal » en ne détestant que les musulmans. Incapable de dire que notre pays est malade, même quand les juifs ne sont pas les premières cibles (…) Il a oublié que des jeunes juifs, dans les années 80, fondaient SOS racisme avec des militants beurs et de gauche (…) Richard Prasquier ne comptabilise que les injures faites aux siens. Seuls ses morts valent un Kaddish. Il se s’alarme que si les juifs sont touchés (…) la morale et la raison de Prasquier s’arrêtent aux portes du ghetto (…) Aujourd’hui, la détestation des musulmans, subreptice ou revendiquée, grimée de laïcité ou affichée en haine de l’autre, fait partie du débat public, Marine Le Pen le démontre, un certain sarkozysme s’en est emparé, Richard Prasquier le confirme. Sartre écrivait également de belles choses sur les salauds qui détournent la tête quand le mal court. Le ghetto aussi compte ses salauds »
Le racisme est une manière de déléguer à l'autre le dégoût qu'on a de soi-même. (Robert Sabatier)

Valls Melanchon

Valls insulté par Mélenchon : "Ce n'est pas un coup de colère, je le connais bien"

Si elle n'a ni raisons ni explications; d'où vient la haine des juifs ? S'il n'a rien fait et ne fait rien qui la justifie, ce n'est pas ce qu'il fait, mais ce qu'il est, c'est son être, c'est-à-dire sa pensée, qui dérange. Quel est le fondement de la pensée juive ?

Le Décalogue, b-a ba de la morale, de la justice, de la civilisation. La civilisation dérange la sauvagerie, le sauvage, l'instinctif en l'homme. Tant que les hommes seront dominés par leurs instincts, tant qu’ils ressentiront la civilisation - c'est-à-dire la conscience, la responsabilté - et ses exigences comme une contrainte, une privation, un mal, la source de l'antisémitisme restera vive et il aura encore de beaux jours devant lui.

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Antisémitisme: les larmes de crocodile d'une certaine gauche française et européenne Laurent Sagalovitsch — 29 mars 2018 à 11h35 — mis à jour le 29 mars 2018 à 11h39 [Blog, You will never hate alone] Le juif assassiné sur le territoire de la République parce qu'il est juif, celui-là combien on aime à le défendre. Mais voilà que ce même juif, quand il vit en Israël, on ne cesse de l'incriminer et de l'accabler de tous les maux de la Terre. On ne peut pas pleurer le sort des juifs tués en France pour dans la foulée conspuer sans nuances les juifs d'Israël qui se défendent eux-aussi contre des menaces. | Quinn Dombrowski via Flickr CC License by Aujourd'hui, tous les journaux, de gauche comme de droite, ont titré sur la marche blanche, et dans leurs éditoriaux, les directeurs de rédaction ont rappelé la nécessité de lutter contre l’antisémitisme, ce fléau qui ronge nos sociétés. On s'est gargarisé de bons mots et de belles paroles, on a rappelé que la République sans les juifs ce n'était plus la République, on a appelé au sursaut pour que plus jamais une personne ne soit assassinée parce qu'elle a le malheur d'être née juive. Cela aura été un joli moment d'unité nationale On n'aime jamais autant le juif que lorsqu'il est faible, que lorsqu'il est une espèce à protéger Et puis demain, ou après-demain, dans une semaine ou dans six mois, quand Israël sera de nouveau au cœur de l'actualité, quand une nouvelle guerre surviendra à Gaza ou ailleurs, quand l'armée israélienne emploiera la force pour protéger sa population civile, ces mêmes journaux, ces mêmes éditorialistes, n'auront pas de mots assez durs pour qualifier l'attitude de l'État hébreu: on parlera alors d'un usage disproportionné de la force, on évoquera le sort tragique de ces populations palestiniennes livrées à elles-mêmes, de ces malheureuses victimes innocentes, de ces enfants aux visages d'anges qui auront succombé aux tirs d'artillerie d'une armée sans foi ni loi. Le juif qui ferme sa gueule et va sans broncher épouser son destin de victime, dans l'acceptation de son sort, aussi tragique et funeste soit-il, celui-là a droit aux condoléances de la République endeuillée. Bien évidemment, ils rappelleront que l’État hébreu a le droit à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, mais cette chose une fois dite, on reprendra cette posture idéologique –car c'en est une– qui veut voir en chaque Palestinien un martyr et en chaque Israélien, un bourreau. C'est que pour une certaine gauche française ou même anglaise, on aime jamais autant le juif que lorsqu'il est faible, que lorsqu'il est une espèce à protéger, que lorsqu'il arbore le sourire d'une victime sacrificielle qu'il faut défendre envers et contre tous. Le juif en pyjama rayé, le juif assassiné sur le territoire de la République parce qu'il est juif, le juif exécuté dans une école juive, le juif tué dans un hypermarché casher, celui-là, combien on aime à le défendre. Celui-là est respectable. Celui-là est digne de compassion. Celui-là est digne d'être réconforté. Parce qu'il est faible. Parce qu'il est seul. Parce qu'il est impuissant face au déferlement de haine. Parce qu'il se pare des vertus de l'opprimé. Parce qu'il est innocent. Parce qu'il coche toutes les cases de ce sentimentalisme humaniste qui hausse le ton à chaque fois qu'une minorité œuvrant au sein de la République est ostracisée pour ce qu'elle est. Le juif qui ferme sa gueule et va sans broncher épouser son destin de victime, dans l'acceptation de son sort, aussi tragique et funeste soit-il, celui-là a droit aux condoléances de la République endeuillée. On peut, on doit critiquer la politique du gouvernement israélien Mais ce même juif qui en Israël se bat pour sa survie, ce même juif qui prend les armes pour se défendre des agressions des pays alentours, ce même juif qui s'enorgueillit d’œuvrer au sein d'une armée moderne, ce juif fort, ce juif décidé à ne plus aller à l'abattoir, ce juif résolu à défendre cher sa peau, ce juif qui, revenu des fours crématoires, a juré sur la tombe invisible des millions de déportés, que plus jamais pareille tragédie ne se renouvellera, ce juif, qui est passé de statut de victime à celui de combattant, celui-là, d'un coup d'un seul, devient l'ennemi à abattre. C'est pourtant rigoureusement le même. Le même. Qui partage la même histoire. Qui a eu à souffrir des mêmes humiliations et des mêmes génocides. Qui sait de toute éternité combien il a fallu d'obstination, de courage, de force mentale, pour continuer à exister sans jamais se renier, dans cet entêtement métaphysique à demeurer fidèle à l'histoire de son peuple. À sa mémoire et à ses traditions. On peut, on doit critiquer la politique du gouvernement israélien. Mais si cette critique ne s'accompagne d'aucune perspective historique, si elle sert juste d’exutoire à une soif de justice humaine qui omettrait de replacer dans son contexte l'extrême fragilité de cette démocratie, si elle applique une logique binaire qui oublierait les siècles de persécution, les responsabilités des nations européennes dans l'extermination des juifs, les guerres provoquées par les armées arabes pour renvoyer à la mer les habitants de ce pays à nul autre pareil, alors cette critique aveugle, cette critique à sens unique, n'aura d'autre effet que de permettre au nouvel antisémitisme de prospérer et, demain, d'ensanglanter à nouveau la République. Il sera alors inutile de verser des larmes de crocodile.

L’antiracisme dévoyé par la perversion des mots

Opinions L’antiracisme dévoyé par la perversion des mots 

Jean-Claude Buhrer Publié lundi 20 avril 2009 à 00:43. OPINION L’antiracisme dévoyé par la perversion des mots Jean-Claude Buhrer, ancien correspondant du «Monde» à l’ONU, constate que la manipulation langagière conduit à vider les droits de l’homme de leur sens premier 

«Quand une société se corrompt, c’est le langage qui se gangrène en premier», disait Octavio Paz, prix Nobel mexicain de littérature. A en juger par les tiraillements récurrents qui ont émaillé ses travaux préparatoires et les incertitudes qui auront subsisté jusqu’à la dernière minute, ce propos pourrait fort bien s’appliquer à la Conférence de suivi contre le racisme, dite Durban 2, qui s’ouvre aujourd’hui au Palais des nations à Genève, sans que personne ne se hasarde à en prédire l’issue en fin de semaine. C’est que la conférence proprement dite de Durban, entachée par des débordements antisémites et d’inquiétantes dérives verbales, n’a pas fini de laisser des traces et l’ONU est encore loin d’en avoir amorti le choc. 

Déjà au cours des travaux préparatoires, le groupe islamique s’était employé à gommer toute référence à cette forme particulière de racisme qu’est l’antisémitisme, lui opposant systématiquement les néologismes «anti-arabisme» et «islamophobie», de création récente, afin de vider le terme de son sens communément admis. Prétextant que «les Arabes constituent la majorité écrasante des Sémites», ses représentants n’ont pas hésité à avancer une proposition visant à «combattre les pratiques sionistes contre le sémitisme.» Commentaire d’un observateur: «Les tentatives visant à amputer l’antisémitisme de son plein sens ne sont pas uniquement antisémites, elles sont aussi antisémantiques.» En même temps, plusieurs paragraphes participaient d’une tentative de banalisation de la Shoah. «Par une manipulation du langage, notait un diplomate, on assiste à une entreprise de relativisme historique, visant à dénigrer la réalité du génocide perpétré par les nazis.» 

De plus, sans reculer devant l’amalgame, un discours unilatéral s’est acharné à plaquer sur le Proche-Orient les schémas en usage en Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid – ce qui est aussi une insulte à ses victimes, et s’est fait au détriment de toute autre cause. Ainsi détournés de leur sens originel, les mots ne veulent plus rien dire, jusqu’à en perdre toute signification de par leur banalisation. Devant ces dérapages, il aura fallu une ferme intervention du président de la Commission des droits de l’homme du Rwanda pour rappeler la singularité de chacun des mots shoah, apartheid ou génocide rwandais, autant d’armes contre «le révisionnisme, le négationnisme et la minimisation». 

Comme si les dérapages de Durban n’avaient servi à rien, les mêmes travers ont refait surface lors de la préparation de la conférence de suivi. D’ailleurs, la haut-commissaire, Navanethem Pillay, a elle-même reconnu que les objectifs fixés à Durban n’ont pas été atteints. Durban I n’a pas réussi à empêcher les 300 000 morts du Darfour, la poursuite des tueries au Sri Lanka, ni les conflits qui ravagent la République démocratique du Congo et qui tuent «plus de personnes tous les six mois que le tsunami de 2004», selon l’Unicef. Sans parler des multiples victimes du racisme à travers le monde qui peuvent toujours attendre. 

Les principales pierres d’achoppement demeurent la mise en accusation d’Israël et la diffamation des religions, chevaux de bataille préférés de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). Fer de lance de cette remise en cause des acquis de la laïcité et d’intrusion de la religion à l’ONU, le mot «islamophobie», introduit pour la première fois dans un texte onusien à Durban. Selon ce terme, développé en Iran sous le régime khomeinyste afin de museler ses adversaires et d’étouffer toute critique, est «islamophobe» celui qui conteste la lapidation des femmes adultères ou d’autres châtiments corporels, ainsi que les dispositions prévues par la charia. Sous couvert de lutte contre la diffamation des religions, l’OCI cherche à faire passer de nouvelles normes anti-blasphème – celui-ci étant assimilé à du racisme – remettant en cause l’universalité des droits de l’homme et restreignant la liberté d’expression. Or, les droits de l’homme s’appliquent aux individus, et non aux religions ou croyances. 

Faute de pouvoir agir sur la réalité bien réelle du racisme, un comité ad hoc, présidé par l’ambassadeur d’Algérie, a été chargé de rédiger des normes complémentaires sur le racisme. Insistant lourdement sur la diffamation des religions, ce comité a donné une nouvelle définition de l’antisémitisme, «d’abord dirigé contre les Arabes et, par extension, contre tous les musulmans». Dans la foulée, l’OCI a fait adopter une modification du mandat du rapporteur sur la liberté d’expression, désormais chargé de faire la chasse à ceux qui en abusent. 

Cette novlangue à la manière d’Orwell a sans doute encore de beaux jours devant elle avec la présence à la conférence du président iranien, sans compter les émissaires de toutes les dictatures coalisés pour imposer leur loi commune. A force de concessions dans le but de ne pas rompre un dialogue impossible, les démocraties n’ont plus qu’à bien se tenir… "

 

Dans la synagogue "l'Arbre de vie" à Pittsburgh, le néo nazi Robert Bowers a crié «tous les Juifs doivent mourir» en ouvrant le feu sur une centaine de personnes qui participaient à la cérémonie de circoncision d'un bébé. Il a tué onze personnes et en a blessé six autres dont des policiers. Je partage tout à fait ce tweet de Simone Rodan Benzaquen, qui a écrit :
Le bilan est de 11 morts et 6 blessés à #Pittsburgh. Tués parce qu’ils étaient venus célébrer la naissance d’un bébé. Comme toujours les Juifs sont les canaris dans la mine de charbon, signe annonciateur d’une crise. Espérons que l’Amerique saura se ressaisir #unitedagainsthate

Que criaient déjà les neo-nazis à Charlottesvilles? Les juifs ne nous remplaceront pas... C'est tellement délirant qu'on a tendance à hausser les épaules... Pourtant, cela fait écho au "Juifs la France n'est pas à toi", scandé en 2014 lors du "jour de colère", une manifestation anti Hollande qui avait dégénéré, où des manifestants avaient scandé des slogans tels que "Juif, la France n'est pas à toi", "Europe pédo criminelle sioniste satanique". Les mêmes obsessions,en France comme aux USA.

Les mêmes néo nazis américains qui accusent les juifs de "dominer le monde", peuvent aussi sans rire les accuser simultanément d'être du côté des migrants. Ainsi, "Bowers semblait en vouloir particulièrement à une ONG juive d'aide aux réfugiés à travers le monde, la Hebrew Immigrant Aid Society. «Alors HIAS, ça vous plaît de faire entrer des envahisseurs hostiles pour qu'ils s'installent parmi nous?», avait-il lancé dans un post. Et, peu avant de passer à l'acte: «HIAS aime amener des envahisseurs qui tuent notre peuple. Je ne peux pas rester à ne rien faire en regardant mon peuple se faire massacrer. Je me fous de ce que vous penserez, j'y vais.»

Oui, le fascisme , d'où qu'il vienne, neo-nazis ou islamistes s'attaque toujours aux juifs en priorité, avant de s'attaquer à tous les autres, qui ne leur ressemblent pas, qui ne pensent pas, ne croient pas comme eux. C'est pourquoi l'antisémitisme n'est pas juste le problème des juifs, mais celui de tous. Que puis-je dire d'autre, aujourd'hui, sur notre groupe qui tente à son tout petit niveau, de travailler au dialogue entre juifs et musulmans?

Certes, la vente libre d'armes et la liberté d'expression totale aux USA permet de passer aux actes. Mais d'autres démocraties comme la France, ont réglementé la vente d'armes, le racisme et l'antisémitisme y sont des délits, et pas des opinions parmi d'autres, et pourtant, ces démocraties n'ont pas éradiqué l'antisémitisme, qui continue de se donner libre cours notamment sur les réseaux sociaux, après la Shoah, après le massacre de Toulouse par Merah, après le massacre de l'hypercasher. Rien ne l'arrête. Ainsi, il est extrêmement difficile de faire fermer un compter antisémite sur Twitter, qui semble considérer l'antisémitisme comme une opinion comme une autre. Mais que cela ne nous empêche pas inlassablement, de signaler en masse les comptes haineux, racistes antisémites, et j'ajoute misogynes et homophobes, car tout cela est au fondement des idéologies fascistes et totalitaires.

Tristesse, colère et pensées en priorité aux familles des victimes.

Élisabeth Badinter - Antisémitisme - "Ne laissez pas les juifs mener seuls ce combat" La philosophe Élisabeth Badinter s’émeut de la non-mobilisation face aux violences antisémites des dix dernières années. Et analyse les changements politiques qui l’expliquent.
Au cours des dernières décennies, vous ne vous êtes jamais exprimée publiquement -que ce soit sous forme d’entretien ou de texte- sur la question de l’antisémitisme. Pourquoi le faire aujourd’hui?

Ce qui m’a décidée, c’est ce qui s’est passé avec Sarah Halimi. Le silence médiatique et politique qui a entouré le martyr de cette femme [NDLR: rouée de coups pendant une heure puis défenestrée au cri d' »Allahou Akbar » la nuit du 4 avril dernier] m’a énormément perturbée.
Je n’ai pas compris comment, en France, on a pu passer sous silence pendant deux longs mois un acte aussi atroce. Je n’ai pas compris que les premiers articles de fond et enquêtes -en dehors de la presse communautaire- n’aient paru qu’à la fin de mai. Oui, c’est cela qui m’a menée à une réflexion profonde, puis à une prise de parole dont je n’avais pas nécessairement envie jusqu’alors. J’y étais réticente, car je ne veux en aucune sorte porter ombrage à mon pays vis-à-vis de l’étranger.
Je sais à quel point la presse américaine, notamment, est friande des condamnations successives et excessives de la France sur cette question. Cela me désole, car la France n’est pas antisémite. Néanmoins, après Sarah Halimi, oui, j’ai ressenti le besoin de parler.

Réticente jusqu’à présent à s’exprimer sur l’antisémitisme en France, Elisabeth Badinter a éprouvé le « besoin de parler après le meurtre de Sarah Halimi », en avril, et le silence de la communauté nationale qui a suivi. afp.com/Loic Venance

Concernant cet assassinat, justement, certains expliquent le silence par la prudence: la charge d’antisémitisme n’avait à l’époque pas été retenue par le procureur -le parquet a demandé, depuis, que l’acte soit requalifié… Qu’en pensez-vous?

La prudence est le propre de la justice. Mais ma question est simple: pourquoi la presse n’a-t-elle pas enquêté, sans a-priori? Pourquoi n’a-t-on pas entendu les hommes et femmes politiques « demander des réponses », eux qui savent généralement si bien le faire? Enfin, les premiers éléments montraient qu’une femme de 65 ans avait été rouée de coups, défenestrée, que les témoins avaient entendu des choses comme « c’est pour venger mon peuple »… Et la presse n’enquête pas? Ne va pas interroger le voisinage? A ce point de silence, c’est qu’on a choisi de ne pas enquêter! Au départ, j’ai même cru que c’était une « fake news », tellement le crime était énorme et tellement personne n’en parlait. Certains m’ont également expliqué que le meurtre avait eu lieu quinze jours avant la présidentielle, et que médias comme politiques ne voulaient pas rejouer l’épisode du fait divers ultraviolent qui avait influencé la fin de la campagne de 2002 [NDLR: le passage à tabac d’un retraité]. Désolée, mais cela ne me suffit pas…
En mai 1990, 34 sépultures juives sont profanées à Carpentras. Des manifestations sont alors organisées, dont une à Paris, qui réunit 200000 personnes, en présence du président François Mitterrand. En 2006, le calvaire d’un jeune juif, Ilan Halimi, torturé et tué par le « gang des barbares », ne suscite pas la même mobilisation. Qu’est-ce qui a changé entre-temps?
En 1990, l’émotion autour de la profanation de Carpentras -perpétrée par des skinheads- s’est vite cristallisée autour de l’antilepénisme. L’ensemble de la gauche pouvait donc défiler unie, sans ombre au tableau. Pour Ilan Halimi -kidnappé, torturé, massacré parce que juif et que « les juifs ont de l’argent »-, on découvre que l’extrême droite n’a plus le monopole de l’antisémitisme dans ce pays.
Youssouf Fofana et son « gang des barbares » sont des jeunes de banlieue. En conséquence, la gauche n’a plus l’épouvantail fédérateur d’extrême droite pour défiler. C’est pourquoi la manifestation in memoriam qui suit la mort d’Ilan Halimi -bien maigrelette par rapport à Carpentras- est essentiellement une manifestation communautaire, et non un grand rassemblement républicain et universaliste.
Il y a de l’émotion dans le pays, certes, de la stupeur face à l’acharnement sadique dont ce jeune juif a été l’objet. Mais pas de manifestation. Pour moi, ces années signent le basculement d’une partie des nouvelles générations, et particulièrement celles de gauche, pour qui l’antisionisme est aujourd’hui plus important que la lutte contre l’antisémitisme. C’est un changement historique majeur. Depuis l’affaire Dreyfus, le combat contre l’antisémitisme a été porté par les forces de gauche, qui, bon an mal an, étaient unies sur ce thème. C’était presque un marqueur. Depuis, il y a eu scission. La gauche « à la Manuel Valls » est restée fidèle à ce combat, mais d’autres sont gênés, notamment parce que, pour eux, Israël est le mal absolu, et que les juifs sont forcément associés à la politique d’Israël. A côté de tout cela, il y a une masse silencieuse qui regrette ces violences, mais qui ne se sent pas obligée de manifester.
Comment expliquer « le silence de la communauté nationale »
Plus que l’antisionisme, n’y a-t-il pas aussi un bug de la gauche, qui ne parvient pas à gérer deux antiracismes de front? La plupart des violences contre les juifs étant désormais le fait d’agresseurs islamistes, elle craint -et c’est louable- la stigmatisation, et choisit donc de se taire, afin de ne pas « jeter de l’huile sur le feu »… Oui, c’est en effet la position officielle de beaucoup. Ne pas jeter de l’huile sur le feu. Et j’ajouterai, pour certains: le souci d’être toujours du côté des plus faibles, des plus « victimes », tous les musulmans étant, dans leur esprit, les nouveaux damnés de la terre. Précisons deux choses: bien sûr que les Français arabo-musulmans sont eux aussi victimes de racisme, et qu’il faut le condamner à toute force. Bien sûr, aussi, qu’il ne faut en aucun cas accuser d’antisémitisme tous les musulmans. Voilà, c’est simple, et c’est clair. Une fois ces deux évidences posées, expliquez-moi, néanmoins, ce qui peut justifier le silence de la communauté nationale après Ilan Halimi, ou après Mohamed Merah?
Ce sont quand même deux événements qui ont suscité beaucoup d’émotion et fait beaucoup de bruit…
Les gouvernements font leur devoir. Les hommages officiels sont toujours impeccablement rendus. Mais -comment dire?- ça n’imprime pas les cerveaux. Nous avons tous, Français, des images chocs des attentats terroristes qui nous hantent. Des images que nous reconstituons dans notre tête, mais qu’on ne peut pas oublier. On ne peut oublier ni ces amas de cadavres, les uns sur les autres au Bataclan, ni ce prêtre égorgé pendant son office, ni les journalistes de Charlie, exécutés les uns après les autres dans leur salle de rédaction, ni ce camion qui écrase des bébés à Nice… Ce sont des images gravées. Mais je ne m’explique pas pourquoi l’exécution par Mohamed Merah de trois enfants dans la cour d’une école juive ne semble pas imprimer autant. Pourquoi cet acte de nature nazie, qui consiste à rattraper par les cheveux une petite fille de 7 ans, pour lui tirer une balle dans la tête à bout portant, ne s’incruste pas autant dans la mémoire collective. Cessons de nous « aligner sur cette minorité intolérante! »
Ça n' »imprime » pas autant?
Je vais vous citer deux oublis qui m’ont particulièrement marquée, et qui illustrent cela. Deux oublis provenant de personnes que je ne soupçonne au reste en rien d’antisémitisme. D’abord, le 13 juillet dernier, l’ex-secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes déclare, sur France info, que l’attentat de Nice est terrible, car « c’est le premier attentat qui a volontairement touché des enfants ».
Excusez- moi: la ministre des victimes qui oublie qu’il y a eu trois enfants juifs délibérément ciblés et assassinés, c’est stupéfiant, non? Et les journalistes présents dans le studio n’ont pas particulièrement sursauté, l’un croyant même bon de préciser: « Le premier en Europe, car, malheureusement, des enfants sont touchés par des attentats de ce genre dans d’autres pays qu’en Europe. »
Le deuxième oubli concerne la tribune publiée par des intellectuels français musulmans dans Le Journal du dimanche du 26 juillet 2016. C’est un bon texte, sur la nécessité de réformer l’islam de France, et sur la responsabilité qu’ils sont prêts à y prendre. Mais, dans l’entame de cette tribune, alors qu’ils listent les victimes des attentats des dernières années -« caricaturistes, jeunes écoutant de la musique, couple de policiers, enfants, femmes et hommes assistant à la célébration de la fête nationale, prêtre célébrant la messe »-, ils ne disent pas un mot des victimes juives, de Merah ou de l’Hyper Cacher.

« Un malheureux oubli », ont-ils fait valoir par la suite. Ça signifie quelque chose, un oubli. On n’oublie jamais un rendez-vous d’amour, mais on oublie parfois un rendez-vous chez le dentiste! Cet oubli-là, dans cette tribune, m’a beaucoup attristée. Dans un texte en réponse, Philippe Val a émis l’hypothèse que cette omission avait été consentie pour ne pas heurter la partie minoritaire des musulmans qui ne veulent pas entendre parler de juifs. Est-ce l’explication? En tout cas, il faudrait tout de même que l’on cesse de s’aligner sur cette minorité intolérante! Dans certains quartiers, elle dicte tant sa loi qu’il ne fait pas bon y être juif. Et des proviseurs d’établissement public s’y voient contraints d’orienter les enfants juifs vers les écoles confessionnelles, faute de pouvoir assurer leur sécurité dans cette enceinte de la République. « Qui mène ce combat aujourd’hui? »
N’y a-t-il pas, parallèlement, un mouvement de communautarisation des Français juifs?
C’est vrai pour une partie d’entre eux. Mais il y a bien d’autres communautarismes qui ont émergé depuis les années 1990. Et c’est cette tendance générale que je regrette infiniment, car elle affaiblit le sentiment de solidarité nationale. De même, je suis toujours troublée quand je vois brandir dans les manifestations des drapeaux étrangers, fussent-ils israéliens, palestiniens, ou autres.
Lorsqu’on parle d’antisémitisme, on entend souvent dire que la communauté juive « exagère » ou « dramatise »… Qu’en dites-vous?
Vous vous souvenez des manifestations propalestiniennes de juillet 2014? On y a entendu des cris: « Dehors les juifs! », et même « A mort les juifs! »… Dites-moi: de quelle autre catégorie de Français entend-on scander cela dans les rues? Dans une manifestation, en plus, où l’on pouvait trouver des personnalités que l’on pensait insoupçonnables, et qui n’ont pas eu un mot de condamnation… Certains argueront que ces cris-là étaient le fait de quelques-uns, qu’ils relevaient de l’anecdote. Encore une fois, ce qui ne relève pas de l’anecdote, c’est le silence qui leur fait suite. D’une certaine façon, on a le sentiment que la masse silencieuse renvoie tout cela à des « affaires entre les juifs et les Arabes ». « C’est compliqué, entend-on, ils ont leurs conflits »… Depuis quand peut-on crier « A mort les juifs! » sans que ça fasse frissonner? Je sais bien que, pour les nouvelles générations, la guerre 39-45, c’est aussi lointain que la Saint-Barthélemy, mais tout de même! Où sont les gardiens de la lutte? Qui mène ce combat aujourd’hui? Tout se passe comme si depuis Ilan Halimi, on considère que l’antisémitisme est le problème des seuls juifs.
Pour vous, on a abandonné l’antisémitisme à une gestion communautaire?
Oh, il y a encore de grandes et belles voix qui s’élèvent, et il faut leur rendre un juste hommage. Des voix comme celles de Jacques Julliard, Marcel Gauchet, Jean-Pierre Le Goff, Michel Onfray, Sonia Mabrouk, Paul Thibaud, qui ont signé l’appel des intellectuels (1) pour exiger que la vérité soit faite sur le meurtre de Sarah Halimi.
J’ai été très émue en entendant, dans un documentaire, le témoignage du maire de Sarcelles, François Pupponi, désespéré de ne pouvoir répondre aux souffrances des habitants juifs de la ville, hier sereins, et aujourd’hui angoissés -quand ils ne sont pas partis… Sa tristesse et sa fraternité étaient sincères, et au moins ne niait- il pas le problème. Mais oui, je constate que ces voix se raréfient. Je dis à mes concitoyens: ne laissez pas les juifs mener seuls ce combat. Sans quoi il est perdu d’avance.

René Bellaiche La liberté d'expression s'arrête où commence l'expression de la haine, liberticide par essence. Il ne faut pas se résigner, mais utiliser tous les moyens légaux possibles pour s'opposer à cette réédition. Cette "littérature" est aussi dangereuse pour l'esprit que les drogues dures pour le corps.

René Bellaiche L'"art" n'est pas une valeur en soi : tuer avec... art ne change rien au caractère criminel du meurtre. Nous payons les conséquences de la sacralisation de l'art, devenu l'ersatz du sacré depuis la "mort" de Dieu.

René Bellaiche La morale doit primer l'art sur l'échelle des valeurs, ou alors il faut faire son deuil de la civilisation.

POURQUOI N'AIME-T-ON PAS LES JUIFS ?"

DELPHINE HORVILLEUR Delphine HORVILLEUR est rabbin du Mouvement juif libéral de France (MJLF) et directrice de la rédaction de « Tenou'a » (www.tenoua.org). Elle a publié, avec Rachid Benzine, « Des mille et une façons d'être juif ou musulman » (Seuil). BALTEL/SIPA Parce qu'ils ne sont pas Gentils », disait Jacques Lacan.

Ce jeu de mots pose avec humour une question fondamentale : celle de la pérennité du mal. Qu'est-ce qui fait qu'à travers le temps jamais cette haine ne s'épuise, et qu'elle renaisse toujours, tel un Phénix, des cendres de l'Histoire ? Nul ne peut commencer à y répondre s'il n'admet d'abord la spécificité de l'antisémitisme : la haine des juifs n'est jamais un racisme ordinaire. Là où le raciste, convaincu de sa supériorité physique, culturelle ou morale, fait de l'autre un « moins que lui », l'antisémite souffre souvent au contraire d'un étrange complexe d'infériorité. Il reproche au juif d'être là où lui-même aurait « dû » être, d'avoir usurpé une place confortable qui aurait « dû » être la sienne, d'avoir comploté pour au final être un peu mieux loti que lui... ou parfois même d'avoir un peu trop souffert au point d'éclipser sa propre douleur, moins « grandiose ». Bref, le juif est souvent pour l'antisémite celui qui « est » ou celui qui « a » ce qu'il aurait dû être ou avoir. Et cette jalousie viscérale, cette envie ancestrale, reste étonnamment en vie dans ce qu'on nomme aujourd'hui le « nouvel antisémitisme ». Sa nouveauté n'est nulle part si ce n'est peut-être dans une revendication plus directe de la part de certains antisémites d'appartenir à un groupe discriminé, qui leur tient lieu de profond support identitaire. Et voilà comment certains passent à l'acte comme s'ils vengeaient d'abord une injustice, comme s'il s'agissait presque d'une légitime défense. Obscène renversement des responsabilités qui fait que l'agressé, peu importe son âge, est perçu comme pas tout à fait innocent aux yeux de son agresseur. Et ce dernier est un peu moins coupable, pense-t-il, au nom d'humiliations sociales, coloniales, ou même proche-orientales (!) qu'il convoque comme autant de douleurs qu'il se charge héroïquement de venger. Me revient en mémoire un étrange fait divers. En 2016, plusieurs jeunes agressent violemment un homme à Bussy-Saint-Georges, parce qu'ils le croient « juif et donc riche ». La police retrouve un SMS sur le téléphone d'un des agresseurs : « Les juifs, je les ais », écrit-il avec une faute d'orthographe. Une haine qui dit bien son nom : la conviction que l'on n'a pas ce que l'autre a. Une jalousie, en un mot, à l'égard de celui qui vient incarner mon manque et mon incomplétude. Pas surprenant, dès lors, que l'antisémitisme prospère toujours là où l'armature et le lien social se fissurent. Il s'agit toujours de consolider une identité sur le dos d'un autre, de rendre cet autre coupable de la faille existentielle avec laquelle il est si fatigant de vivre. Et au final de se défausser sur lui de toute responsabilité personnelle, qui disparaîtra en même temps que celui qui dorénavant l'incarne. Voilà comment dans l'Histoire, le juif fut tour à tour accusé d'être un peu trop bourgeois ou un peu trop révolutionnaire, d'être trop riche ou bien de vivre aux dépens d'un autre, d'être un peu trop viril ou trop féminin, obsédé par le sexe ou apathique, un peu trop visible ou à l'inverse beaucoup trop discret et indiscernable, bref d'être tour à tour une chose et son contraire. C'est exactement ce qu'énonce déjà dans la Bible le plus célèbre des antisémites. On le croise dans le Livre d'Esther sous les traits d'un homme nommé Haman, un conseiller à la cour d'un souverain perse. Haman hait les juifs, rêve de les anéantir et leur reproche d'« être disséminé[s] au coeur de la nation [...] mais d'être à part de toutes les autres nations » (Esther 3.

 
Claude Moniquet
(etc...)" A ceux qui, à chaque attentat, attaque, agression, insulte antisémites font remarquer que c'est terrible "mais que, bon, il faut régler le problème palestinien (etc...)" je veux simplement dire: lorsque Allemands et Autrichiens, avec leurs complices locaux pensèrent puis déclenchèrent la Shoa (dans une indifférence glaçante), il n'y avait pas d'Etat juif; lorsque Dreyfus fut condamné, il n'y avait pas d'Etat juif; lors des pogroms russes de la fin du XIXème siècle, il n'y avait pas d'Etat juif. Et les auteurs des assassinats d'Ilan Halimi ou de Sarah Halimi seraient sans doute bien incapables de situer Israël sur une carte. La haine du juif n'a jamais eu besoin de prétexte pour exister et s'exprimer. Telle est, malheureusement la réalité.réalité
 
 
Jonathan De Lathouwer
« All Jews must die » (Tous les Juifs doivent mourir).

Hier, un homme a fait irruption dans la synagogue où étaient réunis les fidèles pendant l’office de Shabbat, pour y tuer un maximum de Juifs.

La haine des Juifs a traversé les âges de façon quasi ininterrompue, de l’antiquité, aux persécutions médiévales, jusqu’à atteindre son point culminant avec la Shoah.

Elle s’est manifestée par des mesures d’isolement du reste de la population (enfermement dans des ghettos), d’interdiction de posséder des terres pour les cultiver, d’expulsions fréquentes, d’interdiction d’exercer certains métiers en étant contraints de s’occuper des professions interdites aux chrétiens pour des raisons religieuses car liées à l’argent, de port de signes distinctifs (port de la rouelle imposé par le Concile de Latran en 1215), des croisades, des pogroms…

Les Juifs se voient accusés de haïr les non-Juifs, de pratiquer des crimes rituels, d’empoisonner les puits, de répandre les maladies (Peste Noire en 1346-1348), de se livrer à des complots… Ces fantasmes sont vieux mais sont arrivés jusqu’à nous en se réactualisant et sans que ceux qui les propagent aujourd’hui ne soient nécessairement au courant de leur origine. Les Protocoles des Sages de Sion, faux rédigé en 1901 par Mathieu Golovinski, un agent de la police du Tsar de Russie, décrivant un plan de conquête du monde par un conseil de sages juifs, est encore largement diffusé et est devenu un best seller dans le monde arabe. L’antisémitisme a su faire peau neuve pour mieux convenir aux jeunes générations. Ainsi une version contemporaine de cet antisémitisme a fait son apparition et s’invite même dans nos universités où l’on peut tenir un discours accusant les Juifs de tuer des enfants palestiniens pour leur voler leurs organes.

Le Juif n’étant pas reconnaissable en dépit des tares corporelles (nez crochu, paupières gonflées, grandes oreilles…) dont on l’affuble, il est considéré comme un ennemi intérieur qui avance tapis dans l’ombre. Il faut le démasquer et le débusquer des sphères de pouvoir où il s’est logé. Les Juifs seraient solidaires entre eux et gangrèneraient les sociétés du monde entier pour servir leurs intérêts.

Face à ces persécutions, les Juifs ne sont pas restés les bras croisés, ils ont bien tenté de trouver des solutions. Ils ont un temps espéré que la Révolution Française de 1789 et la Déclaration des Droits de l’Homme qu’elle enfantait leur accordant l’égalité des droits, allaient faire disparaitre les préjugés anti-juifs mais rien n’y fit. Quelques générations plus tard, les adeptes de la Haskala (mouvement de pensée juif né en Allemagne influencé par l’idéologie des Lumières) étaient convaincus que les conditions de vie des Juifs s’amélioreraient en s’assimilant. C’est d’ailleurs désabusé en constatant l’échec de l’assimilation que Léon Pinsker écrit en 1882 son livre « Auto-émancipation. Avertissement d’un Juif russe à ses frères » dans lequel il arrive à la conclusion que les Juifs devaient avoir une terre à eux pour se reconstruire et se protéger.

Toutes les tentatives pour mettre fin à l’antisémitisme ont été infructueuses.

L’antisémitisme est irrationnel et fait de contradictions, c’est pourquoi il n’a pas de remède. Nous sommes condamnés à le combattre éternellement. Si d’aventure les Juifs venaient à disparaitre, l’antisémitisme leur survivrait.

Pour les uns les Juifs incarnent les capitalistes, pour les autres les socialistes et les communistes. Considérés par les gens aisés comme des mendiants et par les pauvres gens comme des exploiteurs millionaires. Les Juifs désagrégeraient les sociétés par le haut et par le bas et organiseraient les guerres. Les Juifs sont tantôt décrits comme une race paresseuse et inférieure, tantôt jalousés parce qu’ils contrôleraient les médias, la finance et le pouvoir. Accusés d’être internationalistes en ouvrant les sociétés et en défendant des intérêts sociaux par-delà les frontières, on leur reproche également d’être nationalistes et sectaires. Autrefois dépeints comme des cosmopolites effrénés et malveillants, des profiteurs sans racine ni patrie qui empoisonnent les peuples , ils sont aujourd’hui haïssables parce qu’ils auraient créé un état illégitime et assassin.

Ce qui lie ces représentations fantasmatiques antagonistes, c’est l’idée d’un complot des Juifs pour s’assurer la domination universelle.

Les antisémites ne sont pas à une contradiction près. Dans le même temps où ils vomissent partout où ils le peuvent leur haine des Juifs et que certains d’entre eux passent à l’action en commettant des attaques, des démonstrations tentant d’en attribuer la responsabilité aux Juifs eux-mêmes fleurissent systématiquement. Et lorsque l’état condamne l’antisémitisme et annonce des mesures de protection devant les établissements juifs, il est accusé de pratiquer du « philosémitisme d’état » et de servir l’agenda des Juifs privilégiés.

Ces peurs irrationnelles ont motivé les persécutions tout au long de l’histoire et ont été portées à un tel degré de virulence qu’elles ont permis aux nazis de mettre en place la « Solution Finale » en exterminant « la race juive » sous les yeux du monde entier.

Si les Juifs sont les victimes de l’antisémitisme, ce dernier est une maladie qui reflète l’état de santé d’une société et la place que celle-ci accorde aux droits de l’homme.

Des nouvelles comme celles de hier font mal mais nous vivons cette hostilité depuis des siècles sans que cela ne nous ait fait abandonner notre identité. L'envie de maintenir et transmettre nos traditions est plus forte et cela renforce notre vigilance face aux manifestations de haine soient-elles verbales, sur le web ou physiques.

Mes pensées sont tournées vers les proches des victimes de l’attentat de la synagogue de Pittsburgh.

Bahouh Dayan haemet

Faurisson express.
Outre le fait qu'il ait demandé à être incinéré,je viens d'apprendre qu'il aurait perdu son ultime partie de belote sur un kapo,ce qui aurait provoqué son étranglement en dégustant une pastille Vichy..........
Il va pouvoir rejoindre cette autre raclure de fond de chiottes qu'était " Roger Garaudy ".
Et comme disait Primo Levi :
"Une personne niant Auschwitz serait à même de recommencer."
PS :
Et dire qu'on était pas loin de faire le coup de deux avec 
Jean-Marie le Pen  

Discours Emmanuel Macron du Vel d'Hiv 17 juillet 2017

Alexandre Dujardin



Rabbi Sacks’ brilliant speech speech on Antisemitism silenced the EU



Histoire du peuple juif en 1 page .



Left antisemitism in Britain